- i24NEWS
- International
- Europe
- "Khamenei est comme Hitler" : un dissident iranien défend la riposte israélienne
"Khamenei est comme Hitler" : un dissident iranien défend la riposte israélienne
Pour cet exilé politique, tant que le régime islamique existera, "il n'y aura pas de paix dans la région, pas de sécurité pour Israël, et pas de vie normale pour le peuple iranien".


Saeed Bashirtash, président du 7 Aban et opposant iranien en exil en Belgique, a livré une analyse du conflit israélo-iranien sur i24NEWS, défendant la légitimité de la riposte israélienne et appelant à la chute du régime des mollahs.
Une guerre qui dure depuis 46 ans
Pour cet opposant iranien, le conflit actuel ne date pas d'hier. "Cette guerre a commencé il y a 46 ans", explique-t-il, rappelant que Khomeini avait annoncé dès son arrivée au pouvoir que la République islamique se considérerait "en guerre contre Israël". Depuis lors, le régime a "provoqué plusieurs guerres via le Hamas, le Hezbollah et d'autres organisations terroristes".
Le peuple iranien aux côtés d'Israël
Contrairement aux manifestations pro-palestiniennes en Europe, Bashirtash souligne l'absence notable des Iraniens dans ces rassemblements. "Il n'y avait aucun Iranien dans ces manifestations", affirme-t-il, précisant que lors des révoltes de 2019 et 2022, les manifestants iraniens scandaient "ni Gaza, ni Liban, ma vie pour l'Iran".
Le président du Front Sétabane considère la riposte israélienne comme "tout à fait légitime" et une "guerre d'autodéfense". Il va même plus loin en déclarant que "le meilleur ami du peuple israélien, c'est le peuple iranien".
L'élimination de Khamenei, une nécessité
Bashirtash n'hésite pas à comparer Ali Khamenei à Hitler, estimant que son élimination "aiderait à un effondrement beaucoup plus rapide du régime". Il souligne que les commandants éliminés étaient "les bouchers des enfants du peuple iranien".
Une alternative démocratique
Interrogé sur l'après-régime, l'opposant prône un système laïque avec "une séparation complète de l'État et du clergé". Il voit en Reza Pahlavi, héritier de l'ancien Shah, "la personnalité politique la plus admirée" qui pourrait jouer un rôle majeur dans la transition.
Face aux inquiétudes d'Emmanuel Macron sur le "chaos" qu'entraînerait un changement de régime, Bashirtash rétorque : "Le peuple iranien veut changer le régime", rappelant les trois grandes révoltes des huit dernières années.
Pour cet exilé politique, tant que le régime islamique existera, "il n'y aura pas de paix dans la région, pas de sécurité pour Israël, et pas de vie normale pour le peuple iranien".