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Londres : une exposition accusée d’antisémitisme annulée après une vive polémique
L'exposition, accusée de diffuser des stéréotypes antisémites, a été annulée après une vive polémique.


Une exposition d’art controversée prévue à Londres a été annulée à la suite d’une plainte déposée par l’organisation UK Lawyers for Israel (avocats britanniques pour Israël) qui dénonçait des contenus à caractère antisémite.
https://x.com/i/web/status/2035389306286567551
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Intitulée "Drawings Against Genocide" (Dessins contre le génocide), cette exposition du britannique Matthew Collings devait se tenir en mai dans une galerie du sud-ouest de la capitale. Elle avait déjà suscité une forte controverse lors de sa présentation précédente à Margate, en raison de dessins jugés choquants et offensants.
Certaines œuvres représentaient des figures juives sous forme de caricatures ou reprenaient des motifs assimilés à des accusations historiques telles que les «crimes rituels». D’autres remettaient en cause les violences commises par le Hamas lors des attaques du 7 octobre, notamment en niant les violences sexuelles rapportées.
Face à ces éléments, UK Lawyers for Israel a averti les responsables de la galerie des risques juridiques encourus, notamment au regard de la législation britannique sur l’ordre public, ainsi que des conséquences en termes d’image. À la suite de cette démarche, les organisateurs ont confirmé l’annulation de l’événement.
Dans un communiqué, l’organisation a salué cette décision, estimant que la liberté d’expression ne saurait justifier la diffusion de contenus reposant sur des stéréotypes antisémites ou des représentations déshumanisantes. Elle a également mis en garde contre le risque de banalisation de ce type d’images dans l’espace culturel.
L’artiste a contesté ces accusations, affirmant que son travail visait des réalités politiques et non une communauté spécifique. Il défend une démarche critique à l’égard d’Israël, qu’il inscrit dans une réflexion plus large sur les conflits contemporains.
Cette affaire intervient dans un contexte de hausse des actes antisémites au Royaume-Uni, où les institutions culturelles sont de plus en plus confrontées à la question des limites entre liberté artistique et incitation à la haine.