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Analyse: Abbas pris en étau par la main tendue du Hamas, signifiant la levée des sanctions

In this Monday, Dec. 14, 2015 file photo, Hamas leader Ismail Haniya, waves to supporters during a rally.
ASSOCIATED PRESS
En décidant de dissoudre le comité administratif de Gaza, le Hamas a placé la balle dans le camp d'Abbas

Depuis qu'il a commencé à imposer des sanctions sur Gaza, il y a cinq mois de cela, le président de l'Autorité palestinienne a déclaré à maintes reprises que seule la dissolution du comité administratif de la bande de Gaza pourrait mettre un terme aux sanctions et freiner la pression sur le Hamas. Maintenant que l'administration de Gaza a été officiellement dissoute, la nature et les objectifs du "gouvernement de l'ombre" du Hamas doivent être réexaminés.

Le comité administratif de la bande de Gaza a été créé en mars après que le Hamas ait soutenu, à juste titre, que le gouvernement d'unité ignorait presque complètement l'enclave palestinienne et investissait la plupart de ses activités, ses efforts et ses budgets en Cisjordanie.

Le comité est composé de sept personnes, chacune responsable d'un certain nombre de ministères ayant des bureaux dans la bande de Gaza. Le chef du comité administratif à Gaza est Abdul Salam Siam, qui a occupé de hautes positions au sein du gouvernement du Hamas à Gaza, lorsqu'il était dirigé par Ismail Haniyeh.

Le Hamas n'a cessé de souligner que le comité n'était pas un gouvernement, ni une sorte d'alternative au gouvernement d'union interpalestinienne. Il a déclaré que ses membres n'étaient pas des ministres et que cela n'a été établi qu'en raison de contraintes temporaires. Selon le Hamas, le travail du comité était de coordonner les ministères du gouvernement à Gaza en raison de la négligence du gouvernement d'union à Ramallah à leur égard.

MAHMUD HAMS (AFP)

Dans la pratique, toutefois, le comité a bien agi comme un gouvernement et ses membres ont pris des décisions en tant que ministres. C'était, en fait, une version affaiblie et plus petite du gouvernement du Hamas qui a régi la bande de Gaza, ayant été dissout suite à l'accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas.

La réponse d'Abbas à la création de ce comité a été particulièrement agressive, commençant à imposer de sérieuses sanctions sur l'enclave: il a cessé de payer l'approvisionnement en électricité d'Israël à Gaza, a refusé de payer la taxe d'accise sur le carburant diesel pour la centrale, ce qui a entraîné de graves pannes de courant dans Gaza, réduit les salaires des travailleurs du gouvernement, a forcé un plan de retraite anticipée sur les employés du gouvernement de Gaza, a cessé d'injecter de l'argent dans les banques de la bande, a refusé de garantir des soins médicaux aux patients gravement malades souhaitant être traités dans des hôpitaux en Israël ou en Cisjordanie, etc.

Ces sanctions ont entraîné une grave crise de l'électricité, laissant les Gazaouïs avec deux heures d'électricité par jour seulement. Abbas espérait par ailleurs que les sanctions pousseraient la population civile gazaouïte à se lever contre le Hamas et peut-être même essayer de le renverser.

Conscient de la situation explosive, le Hamas a commencé à importer du diesel d'Egypte pour réactiver les centrales électriques. Le souhait d'Abbas ne s'est pas réalisé, les Gazaouïs n'ont pas protesté contre le Hamas. Néanmoins, le président de l'AP a menacé d'intensifier davantage les sanctions.

Efforts pour renouveler les pourparlers de réconciliation

L'annonce dramatique de la dissolution du comité administratif fait suite aux discussions marathoniennes entre les dirigeants du Hamas, Ismail Haniyeh et Yahya Sinwar, et les responsables des Renseignements égyptiens.

Haniyeh et sa délégation devaient revenir à Gaza il y a déjà plusieurs jours, mais ils ont accepté la demande de l'Egypte de rester au Caire pour discuter la crise avec le Fatah et les efforts visant à renouveler les pourparlers de réconciliation entre les deux parties. L'Egypte a alors invité une délégation du Fatah au Caire pour discuter de la situation, Azzam al-Ahmad et Hussein al-Sheikh sont arrivés à la capitale égyptienne.

Dans sa décision de démanteler le comité, le Hamas a avant tout placé la balle dans le camp d'Abbas. Le communiqué du Hamas, s'adressant aux Palestiniens, aux Egyptiens et à tous ceux qui peuvent être concernés, affirme que l'organisation est prête à tendre la main vers la paix et a fait tout ce qu'il a été demandé par le Caire. L'organisation a également exigé la mise en application de l'accord de réconciliation et a appelé à de nouvelles élections.

Nasser Nasser (POOL/AFP)

Ce mouvement embarrasse Abbas, qui fait maintenant face à un test important. Il doit dès lors annuler les sanctions et restaurer la situation à Gaza, ce qui lui coûtera beaucoup d'argent. Refuser de lever les sanctions le placerait dans une posture négative et le montrerait sous un très mauvais jour, surtout vis-à-vis de l'Egypte, dont les relations avec Ramallah sont déjà instables.

Alors que le Hamas souligne le sacrifice fait pour l'unité nationale, pour le peuple palestinien, pour l'Egypte et pour la fraternité, Abbas se rend compte que toute décision autre que la restauration de la situation d'avant crise pourrait réchauffer les relations entre le Caire et le Hamas à ses frais, aux frais de Ramallah et aux frais de Fatah.

Abbas pensait qu'il passerait les prochains jours dans l'atmosphère prestigieuse et internationale de l'Assemblée générale des Nations Unies, qu'il apprécie tellement. Mais désormais, les bâtiments négligés de Gaza éclipseront probablement les gratte-ciel de New York.

Les dirigeants du Hamas se satisfont déjà du sérieux défi qu'ils ont imposé au Fatah, car tous les yeux sont maintenant sur eux. La main du Hamas est apparemment tendue vers la paix, mais le Fatah acceptera-t-il le défi et, contre son gré, serrera la main du Hamas?

Commentaires

(5)

Tous des menteurs

tous comme le gouvernement juif

Tonton, les gouvernements juifs ont façonnés un pays qui se place dans les 10 premiers au Monde ! La Palestine n'a jamais voulu exister (depuis 1947)... et 70 ans après, les palestiniens pleurent leurs mères et se réfugient encore et encore derrière l'Égypte ou l'Iran. En 70 ans, Israël est passé de 700.000 juifs à 7.000.000; - A un chômage de 4,3% contre 43% dans les pats non juifs (voisins) - À un nombre incroyable de Leaders Mondiaux (Satellites et Drones; Recherche Médicale, Écologie ; Gestion de l'Eau ; Déserts réhabilités ; Partenariats universitaires mondiaux ; ) Relations proches avec la Russie, la Chine et surtout L'Inde. L'Europe se tourne vers Israël et supplie son aide contre la terreur islamique. La Palestine se rétrécit comme les rivières sans le désert. La zone C va être rattachée à Israël et la Palestine existera entre 4 villes : Ramallah, Naplouse, Jenine, et Jericho. Hebron et Bethlehem feront partir d'un 3eme État et ainsi , les palestiniens auront : états indépendants (avec Gaza). Vous voulez toujours récupérer Israël ... sans regarder Israël en face ? C'est parfait pour nous. Plus on sera de provinces entre le Jourdain et la Mer... plus les frontières seront des lignes d'armistice... donc discutables. A ciao Tonton ... continues les Temesta !

Jonathan Dans le scénario que vous vous êtes fait tout seul dans votre chambre caché derrière votre PC vous n'avez pas l'impression d'oublier plusieurs point ? - le vol de la terre notamment par l'expropriation d'arabes. - la gestion ou le pillage de l'eau et des ressources minières palestinienne. - le blocage de budget palestinien par le gel des droits de douanes , de TVA et taxes. Le contrôle des devises et de la diffusion de la monnaie qui impact directement l'économie et le développement de la Palestine. - les incursions régulières des forces de sécurité et le massacre de milliers de civils et d'infrastructure lors des différentes campagnes de bombardements Etc etc...

Jonathan a raison ! Ouvrez les livres d'histoires ! La Palestine n'a jamais existé ce n'était que quelques tribus venues des país voisins qui voyant revenir Israël depuis l'époque Romaine de la région s'est pris d'une crise de jalousie et a voulu s'imposer par le terrorisme ambiant. La seule chose qu'il savent faire ! Combien de prix Nobel ont les arabes en rapport aux juifs? Rien à voir !

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