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L'Arabie saoudite accuse le Hezbollah de trafic de drogue et blanchiment

i24NEWS - AFP

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Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel ben Ahmed al-Joubeir
(Archives/AFP)Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel ben Ahmed al-Joubeir

"Si le Hezbollah ne désarme pas, le Liban sera l'otage du Hezbollah et par extension de l'Iran."

Le ministre saoudien des Affaires étrangères a accusé vendredi à Madrid le Hezbollah de prendre le Liban en otage, utilisant ses ports pour le trafic de drogue et ses banques pour blanchir l'argent.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé sa démission surprise le 4 novembre dernier à la télévision saoudienne, dénonçant la mainmise de cette milice, qui fait partie du gouvernement, sur la vie politique au Liban.

"Il n'est pas possible qu'une milice armée opère en dehors du contrôle du gouvernement", a déclaré le ministre saoudien Adel al-Joubeir après une rencontre avec son homologue espagnol Alfonso Dastis.

"Nous voyons le Hezbollah utiliser le système bancaire libanais pour blanchir de l'argent, les ports du pays pour le trafic de drogue, nous le voyons mener des activités terroristes et s'ingérer en Syrie, à Bahreïn et au Yémen", a-t-il affirmé.

Mahmoud Zayyat (AFP/Archives)
Mahmoud Zayyat (AFP/Archives)Des partisans du Hezbollah libanais dans la ville de Bint Jbeil, lors d'un discours de chez du mouvement, Hassan Nasrallah, le 25 mai 2014

"Si le Hezbollah ne désarme pas et ne devient pas un parti (purement) politique, le Liban sera l'otage du Hezbollah et par extension de l'Iran. Ce n'est pas acceptable pour nous ni pour les Libanais", a ajouté le chef de la diplomatie saoudienne.

La démission de M. Hariri avait suscité des spéculations sur sa liberté de mouvement en Arabie et sur le fait que Ryad l'ait contraint à abandonner son poste. Le président libanais Michel Aoun a même déclaré qu'il le considérait "en captivité" à Ryad.

M. Hariri et le gouvernement saoudien ont démenti ces accusations. Dans un tweet, M. Hariri a affirmé que son séjour dans le royaume visait "à mener des consultations concernant l'avenir du Liban et ses relations avec ses voisins arabes". "Tout ce qui se dit (...) sur mon séjour (...) n'est que rumeurs", a-t-il ajouté.

"Nous soutenons le Premier ministre Saad Hariri mais nous sommes contre la mise du Liban sous la coupe du Hezbollah", a déclaré M. Jubeir.

M. Hariri était attendu vendredi à Paris, où il doit être reçu par le président Emmanuel Macron samedi au palais de l'Elysée.