Khamenei juge "absurde" de penser que l'Iran va produire une bombe atomique

AFP

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Une photo fournie par le site officiel du guide suprême iranien, Ayatollha Ali Khamenei, le montre en train de faire des gestes lors d'une vidéoconférence à Téhéran, le 17 février 2022.
KHAMENEI.IR / AFPUne photo fournie par le site officiel du guide suprême iranien, Ayatollha Ali Khamenei, le montre en train de faire des gestes lors d'une vidéoconférence à Téhéran, le 17 février 2022.

"Le front ennemi fait cruellement pression, imposant des sanctions sur notre énergie nucléaire"

Le guide suprême de la République islamique l'ayatollah Ali Khamenei a qualifié jeudi d'"absurde" les accusations selon lesquelles son pays se préparait à produire une bombe atomique, réaffirmant une nouvelle fois que le programme nucléaire iranien est pacifique.

L'Iran est engagé dans des négociations, directes avec la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l'Allemagne et la Russie et indirectes avec les Etats-Unis, pour relancer l'accord nucléaire, conclu en 2015 et censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.

"Le front ennemi fait cruellement pression, imposant des sanctions sur notre énergie nucléaire", a déclaré l'ayatollah Ali Khamenei à l'occasion de la commémoration d'une date clé de la révolution de 1979 qui a renversé la monarchie.

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"Ils affirment que l'Iran va produire la bombe: ce sont des mots absurdes qui n'ont aucun sens", a-t-il encore dit dans une allocution télévisée.

Les pourparlers à Vienne visent à mettre en œuvre un "retour mutuel" de Washington et de Téhéran dans l'accord qui offre un allègement des sanctions contre l'Iran en échange de restrictions sur son programme nucléaire.

L'Iran a toujours démenti chercher à se doter de l'arme atomique, même s'il est revenu sur certains de ses engagements en réponse au retrait américain unilatéral en 2018 de l'accord et le rétablissement de sévères sanctions économiques contre Téhéran.

Après avoir dépassé notamment le taux d'enrichissement et la quantité d'eau lourde autorisés en vertu de l'accord de 2015, l'Iran a annoncé début 2020 qu'il ne se sentait plus tenu par aucune limite "sur le nombre de ses centrifugeuses".

Les Occidentaux veulent que les négociations en cours pour un retour à l'accord de 2015 aboutissent rapidement estimant que le temps presse, Téhéran accélérant son programme nucléaire.

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