L'Iran confirme avoir déplacé un atelier de centrifugeuses qui aurait été frappé par Israël vers un site souterrain

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Diverses machines à centrifuger bordent le hall endommagé le 11 avril 2021, à l'installation d'enrichissement d'uranium de Natanz en Iran
IRIB via AP, FileDiverses machines à centrifuger bordent le hall endommagé le 11 avril 2021, à l'installation d'enrichissement d'uranium de Natanz en Iran

L'AIEA "a installé des caméras de surveillance" sur le site de Natanz et "enlevé les scellés"

L'Iran a confirmé avoir mis en service d'un nouvel atelier de fabrication de composants de centrifugeuses à Natanz (centre), principal site d'enrichissement d'uranium du pays, alors que les efforts diplomatiques visant à rétablir l'accord nucléaire iranien semblent au point mort.

L'agence de presse officielle IRNA a cité le porte-parole de l'organisation iranienne de l'énergie atomique, Behrouz Kamalvandi, qui a déclaré que les autorités souhaitaient un lieu plus sûr pour cet atelier.

L'usine de centrifugeuses de Karaj a été visée en juin dernier par ce que l'Iran a décrit comme un acte de sabotage que l'Iran a imputé à Israël.

"En raison d'une opération terroriste qui a eu lieu à Karaj, nous avons été obligés d'intensifier les mesures de sécurité dans le cadre desquelles nous avons déplacé une partie importante des machines et transféré le reste à Natanz et Isfahan", a déclaré Kamalvandi. 

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Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie atomique, basée à Vienne, a déclaré jeudi avoir installé des caméras et retiré des scellés sur des machines dans le nouvel atelier de Natanz deux jours auparavant. 

Ces machines seront utilisées pour fabriquer des tubes et des soufflets de rotor de centrifugeuse, des pièces cruciales pour les appareils qui tournent à très grande vitesse pour enrichir l'uranium gazeux.

Ce développement survient alors que les négociations pour sauver l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien n'ont toujours pas abouti à une entente, un an après leur démarrage à Vienne.

Les États-Unis de Donald Trump ont claqué la porte en 2018 et en riposte, l'Iran s'est progressivement affranchi des limites qu'il avait accepté d'imposer à son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions internationales.

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