Eaux contestées entre Israël et le Liban: Beyrouth demande la médiation américaine

AFP

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Des membres du contingent français de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) patrouillent dans la zone de Naqura, au sud de la ville libanaise de Tyr, à la frontière avec Israël, le 6 juin 2022.
Mahmoud ZAYYAT / AFPDes membres du contingent français de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) patrouillent dans la zone de Naqura, au sud de la ville libanaise de Tyr, à la frontière avec Israël, le 6 juin 2022.

Le médiateur américain Amos Hochstein a été invité à Beyrouth pour reprendre les négociations

Le Liban a réclamé lundi une médiation américaine après l'arrivée dans les eaux contestées avec Israël d'un navire destiné à commencer à produire du gaz pour l'Etat hébreu, une opération qui pourrait constituer un acte d'agression selon Beyrouth.

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Le Liban et Israël, deux pays voisins officiellement toujours en guerre, avaient entamé en octobre 2020 des négociations inédites sous l'égide de Washington pour délimiter leur frontière maritime, afin de lever les obstacles à la prospection d'hydrocarbures. 

Le ministre de la Défense, Benny Gantz a déclaré ce lundi après-midi que "le différend avec le Liban sur le gaz sera résolu par la diplomatie américaine".

Les pourparlers ont été suspendus en mai 2021 à la suite de différends concernant la surface de la zone contestée entre les deux pays. 

Le navire en question, de l'entreprise britannique Energean Plc basée à Londres, est arrivé dimanche au champ gazier de Karish - situé selon Beyrouth dans une partie des eaux contestées avec Israël - afin de commencer à l'exploiter, selon un communiqué de la compagnie. 

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Cette annonce a suscité une vague d'indignation de la part de plusieurs hauts responsables libanais, dont le Président Michel Aoun et le Premier ministre sortant Najib Mikati. 

Ils "ont invité le médiateur américain Amos Hochstein à Beyrouth à reprendre les négociations concernant la délimitation des frontières maritimes entre les deux pays", selon un communiqué conjoint.

Tous travaux "d'exploration, de forage ou d'extraction effectués par Israël dans les zones contestées constituent une provocation et un acte d'agression", poursuit le texte.

Les responsables libanais sont eux-mêmes divisés concernant les frontières de la zone contestée avec Israël. Ils avaient récemment revendiqué une ligne de démarcation, dite ligne 29, qui engloberait une partie du champ gazier de Karish. 

Mais pour Israël, le champ gazier de Karish se trouve dans "la Zone économique exclusive (ZEE) reconnue par l'Onu", a indiqué un haut responsable israélien sous couvert d'anonymat. 

"Les mensonges du Liban qui prétend soudainement qu'il s'agit d'une région contestée peuvent être réfutés (...) par la propre position du Liban dans le passé," a poursuivi le responsable rappelant que Beyrouth avait reconnu cette région comme étant dans les eaux israéliennes. 

Le Hezbollah, mouvement terroriste chiite pro-iranien, a toutefois averti Israël qu'il s'opposerait aux tentatives d'extraction de pétrole et de gaz du champ de Karish et d'autres régions contestées. 

"Nous sommes capables de les empêcher de le faire", a déclaré le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah dans un discours le mois dernier. 

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