Le prince héritier saoudien en Turquie, trois ans et demi après l'assassinat de Khashoggi

AFP

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Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane présidant le sommet du Conseil de coopération du Golfe à Riyad, le 14 décembre 2021
BANDAR AL-JALOUD / SAUDI ROYAL PALACE / AFPLe prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane présidant le sommet du Conseil de coopération du Golfe à Riyad, le 14 décembre 2021

Mohammed ben Salmane doit être reçu par Recep Tayyip Erdogan qui s'était rendu fin avril dans le royaume

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane est arrivé mercredi à Ankara pour sa première visite officielle en Turquie, ouvrant une nouvelle ère dans les relations turco-saoudiennes, empoisonnées par l'assassinat fin 2018 à Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi.

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"Si Dieu le veut, nous verrons à quel niveau nous pourrons hisser les relations entre la Turquie et l'Arabie saoudite", avait déclaré vendredi le président turc Recep Tayyip Erdogan en confirmant la venue de "MBS", dirigeant de facto du royaume saoudien.

L'acte 1 de la réconciliation s'est déroulé fin avril: le président Erdogan, qui jouera sa réélection l'an prochain et doit réparer une économie turque en crise, s'était rendu en Arabie saoudite pour y discuter avec le prince héritier des moyens de "développer" les relations entre leurs deux pays.

Trois semaines plus tôt, la justice turque avait décidé de clore le procès de l'assassinat de Jamal Khashoggi, éditorialiste du Washington Post tué et démembré en octobre 2018 dans les locaux du consulat saoudien à Istanbul alors qu'il venait chercher des documents nécessaires à son mariage avec sa fiancée turque.

En renvoyant l'encombrant dossier aux autorités saoudiennes, Ankara avait ouvert la voie au rapprochement avec Ryad.

L'acte 2 aura lieu mercredi: MBS, arrivé à Ankara au terme d'une tournée régionale entamée lundi en Egypte, doit être reçu par M. Erdogan au palais présidentiel à partir de 16H30 (13H30 GMT), selon la présidence turque. 

Aucune conférence de presse n'est prévue.

Plusieurs accords doivent être signés au cours de la visite, a affirmé à l'AFP un haut responsable turc.

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