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Une milice irakienne met en garde Israël contre une guerre anti-Hezbollah

Photographie réalisée le 26 juillet 2017 lors d'une visite de presse guidée par le Hezbollah libanais, montrant des membres du groupe armé, dans une région montagneuse près de la ville d'Aarsal, à la frontière syrienne
ANWAR AMRO (AFP)

Le chef d'une puissante milice irakienne a affirmé mardi depuis Beyrouth que son mouvement se tiendrait aux côtés du parti chiite libanais Hezbollah en cas de nouvelle guerre avec Israël.

Les deux mouvements chiites sont engagés militairement en Syrie, où ils luttent au côté du régime de Bachar al-Assad contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) et les groupes rebelles.

"Nous, au sein de la résistance irakienne, nous nous tenons au côté du Hezbollah", a martelé le chef de la milice de Noujaba soutenue par l'Iran, Akram al-Kaabi.

Israël voit d'un mauvais oeil l'intervention militaire du Hezbollah et de son parrain iranien en Syrie, et a mené à plusieurs reprises des frappes contre des positions du mouvement libanais dans le pays voisin en guerre.

Samedi, l'Etat hébreu a mené des raids contre des cibles iraniennes en Syrie après l'interception par l'armée israélienne d'un drone iranien au-dessus de son territoire.

Israël et le Hezbollah, poids lourd du gouvernement, se sont livrés en 2006 une guerre qui a fait plus de 1.200 morts côté libanais, en majorité des civils, et 160 côté israélien, quasiment tous des soldats.

"Nous nous tiendrons au côté du Hezbollah en cas d'attaque israélienne ou de toute action israélienne contre ce parti", a insisté M. Kaabi.

Il s'exprimait à l'issue de sa visite, dans la banlieue sud de Beyrouth, du mausolée d'un chef militaire du Hezbollah, Imad Moughniyeh, tué en 2008 à Damas.

M. Kaabi a assuré que son mouvement continuera à défendre la Syrie, "et nous remporterons la victoire", a-t-il insisté.

Sa visite à Beyrouth est la deuxième d'un responsable d'une milice irakienne en deux mois.

En décembre dernier, le fondateur et chef de la milice Assaïb Ahl al-Haq (La ligue des vertueux), Qais al-Khazali, s'était rendu près de la frontière israélienne en tenue militaire, provoquant la colère de responsables politiques libanais.

De son côté, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait mis en garde Israël, en juin dernier, contre toute action militaire.

"Cela ouvrira la porte (à l'arrivée) de centaines de milliers de combattants du monde arabe et musulman --d'Irak, du Yémen, d'Afghanistan et du Pakistan-- pour participer aux combats", avait-il menacé.

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