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Syrie: plus de 900 civils tués dans les bombardements sur la Ghouta (OSDH)

A Syrian boy wounded in reported regime air strikes on the rebel-held enclave of Eastern Ghouta receives treatment at a makeshift hospital in Kafar Batna on March 7, 2018
Ammar SULEIMAN (AFP)

Plus de 900 civils, dont 188 enfants, ont été tués depuis le lancement le 18 février d'une offensive d'une rare intensité par le régime syrien sur le fief rebelle dans la Ghouta orientale, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Ce nouveau bilan intervient après la mort de sept civils, tués jeudi dans une frappe aérienne visant la localité de Zamalka, selon l'ONG, qui précise que 905 civils ont ainsi été tués dans le pilonnage du régime depuis le 18 février.

Des dizaines de cas de suffocation ont par ailleurs été rapportés, a annoncé jeudi une ONG, le personnel médical évoquant une possible attaque chimique.

Tard dans la nuit de mercredi, au moins 60 personnes ont souffert de difficultés respiratoires dans les localités de Saqba et Hammouriyé, après des frappes aériennes, a indiqué l'OSDH.

Selon l'ONG, les raids ont été menés par les aviations du régime et de la Russie, allié indéfectible de Damas qui a démenti par le passé mener des frappes dans la Ghouta orientale.

Des médecins dans un établissement médical de l'enclave rebelle ont assuré de leur côté avoir traité au moins 29 patients qui présentaient des symptômes d'exposition au gaz de chlore, selon la Société médicale syro-américaine (SAMS), une ONG qui soutient des centres médicaux en Syrie.

"En raison d'une attaque au gaz de chlore dans la Ghouta orientale, des patients souffrent de difficultés respiratoires sévères", a indiqué SAMS tard mercredi sur les réseaux sociaux.


Le régime mène dans la Ghouta orientale, aux portes de Damas, une offensive d'une intensité sans précédent contre l'enclave rebelle, et les bombardements ont tué plus de 860 civils depuis le 18 février.

Dans la localité de Hammouriyé, un correspondant de l'AFP a pu voir des dizaines de personnes, femmes et enfants, quitter les sous-sols où ils sont terrés pour échapper aux raids aériens, et s'installer sur un toit dans l'espoir de pouvoir mieux respirer.

Les parents ont déshabillé les enfants qui toussaient sans cesse pour les laver à grande eau, et tenter d'éliminer une possible présence de gaz toxique sur leur corps.

Des cas de suffocation similaires ont déjà été rapportés à deux reprises ces derniers jours dans l'enclave rebelle, selon l'OSDH.

Le régime syrien, qui a plusieurs fois démenti utiliser des armes chimiques, a été pointé du doigt ces dernières semaines pour des attaques présumées au gaz de chlore.

Ces accusations, "irréalistes" selon le président syrien Bachar al-Assad, ont provoqué un tollé sur la scène internationale, Washington et Paris brandissant la menace de frappes en Syrie.

Commentaires

(3)

C est honteux !!!

aucun media aucune manifestation rien n est dit. Israel n'est pas concerne. Serait ce une des raisons?

C'est un véritable massacre mais comme il ne concerne pas Israël silence du monde occidental et aucune manifestation ou cris de rage de nos amis Maghrébins de France!

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