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Frappes en Syrie: les USA et la Turquie se démarquent des déclarations de Macron

President Emmanuel Macron said France's air strikes in Syria in response to an alleged chemical attack were not a declaration of war against the Damascus regime
FRANCOIS GUILLOT (AFP)

Les Etats-Unis et la Turquie se sont démarqués lundi des déclarations du président français Emmanuel Macron les concernant, prononcées la veille lors d'une interview télévisée.

Devant plus de 3.8 millions de téléspectateurs, Emmanuel Macron a affirmé avoir "convaincu" le président américain de maintenir ses troupes en Syrie, et soutenu que Moscou et Ankara avaient été "séparés" sur le sujet des frappes occidentales contre le régime de Bachar al-Assad.

"Il y a 10 jours, le président Trump disait: les États-Unis d'Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l'avons convaincu, nous l'avons convaincu qu'il était nécessaire d'y rester (...), je vous rassure, nous l'avons convaincu qu'il fallait rester dans la durée", a assuré le dirigeant français.

La mission des forces américaines déployées en Syrie "n'a pas changé" et Donald Trump veut qu'elles rentrent aux Etats-Unis "dès que possible", a rétorqué lundi la Maison Blanche.

"La mission américaine n'a pas changé. Le président a dit clairement qu'il veut que les forces américaines rentrent dès que possible", a indiqué dans un communiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

La Maison Blanche a ensuite rappelé la nature de la mission des forces américaines en Syrie. "Nous sommes déterminés à écraser complètement ISIS (acronyme anglais de l'organisation Etat islamique, ndlr) et à créer les conditions qui empêcheront son retour", selon le communiqué.

"En outre, nous attendons de nos alliés régionaux et de nos partenaires qu'ils prennent plus de responsabilités, aussi bien militairement que financièrement, pour sécuriser la région", ajoute la présidence américaine.

Lors de son interview, le M. Macron a également déclaré que "par ces frappes (en Syrie) et cette intervention, nous avons séparé sur ce sujet, les Russes, des Turcs (...) les Turcs ont condamné les frappes chimique et ont soutenu l'opération que nous avons conduite".

"La politique de la Turquie en Syrie n'est pas d'être avec ou contre qui que ce soit. Notre politique est claire, il s'agit d'être du côté du droit et de ce qui est juste", a pour sa part démenti le porte-parole du gouvernement Bekir Bozdag dans des déclarations retransmises par les télévisions turques depuis Doha.

NICHOLAS KAMM (AFP)

M. Bozdag a souligné que la Turquie était opposée "aux soutiens apportés au régime" par des pays comme la Russie, mais aussi "aux soutiens apportés aux organisation terroristes", citant notamment la milice kurde des Unités de Protection du Peuple (YPG), appuyée par Washington et d'autres pays occidentaux dans le cadre de la lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI).

"Ceux qui défendent ce qui est juste peuvent avoir leur divergences mais les principes de la Turquie sont clairs", a ajouté M. Bozdag.

L'Elysée avait indiqué samedi que M. Macron souhaitait "intensifier" dans les prochains jours la "concertation" avec la Turquie en vue de trouver une "solution politique inclusive en Syrie".

Le président français s'était entretenu au téléphone avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan et "l'a remercié" pour les déclarations turques de soutien aux frappes en Syrie.

Cet appui turc aux frappes a marqué une rare dissonance publique sur le dossier syrien entre Ankara et Moscou, ce dernier s'étant fermement opposé à cette intervention militaire.

Commentaires

(1)

Comme d'habitude, la France veut tenter de rebondir sur sa participation aux bombardements en Syrie, et le Mignon tente de se construire une stature internationale à bon compte... Le Quai d'Orsay en est déjà à proposer des plans de "paix" avec un avenir "démocratique" pour les Syriens, sur la base de traités internationaux, du Droit, des résolutions de l'ONU, et tout le tralala qu'on nous bassine depuis des lustres... On pourra critiquer et moquer TRUMP tous les jours, et ce, jusqu'à la fin de son mandat, même s'il est imprévisible, il est constant dans ses déclarations et ses actions... Pour lui, il se trouvait en Syrie pour mener la guerre contre Daech et l'éliminer, et non pour s'y installer comme l'ont fait les Russes et l'Iran, il ne l'a jamais caché. Ses objectifs semblent atteints, et il parle de ramener ses soldats à la maison; rien de nouveau sous le soleil... Israël devra faire face tout seul à l'Iran au cas improbable d'un conflit frontal en Syrie, même par hezbollah interposé. Par contre, les choses changeront complètement, si les Russes s'en mêlent et tentent un mauvais coup contre Israël.....

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