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Fausse alerte aux missiles: une "cyberattaque israélo-US" selon Damas

Une entrée de la ville de Talbiseh, dans la province de Homs, en Syrie, le 3 août 2017
MAHMOUD TAHA (AFP)

La fausse alerte qui a entraîné le déclenchement des sirènes de la défense aérienne syrienne dans la nuit de lundi à mardi, a été causée par une "opération électronique conjointe" menée par Israël et les Etats-Unis, a accusé une source militaire du régime.

Le système de radar syrien a été la cible d’une cyberattaque et un expert russe a dû intervenir pour résoudre le problème, a assuré le responsable à l'agence de presse Reuters.

Après avoir annoncé mardi matin que la défense aérienne syrienne avait "abattu des missiles qui étaient entrés dans l'espace aérien au-dessus de la province de Homs", les médias d'Etat syriens se sont ensuite rétractés.

"Une fausse alerte concernant une violation de l'espace aérien durant la nuit a entraîné le déclenchement des sirènes de la défense aérienne", a reconnu l'agence officielle Sana, citant la source militaire. "Il n'y a pas eu d'attaque extérieure sur la Syrie", a-t-elle précisé.

De fortes explosions ont été entendues près de la base aérienne d'al-Shayrat et dans la région de Qualamoun, près de Damas, où deux autres bases aériennes sont situées, avait de son côté rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La télévision d’Etat avait dénoncé une "agression", sans toutefois attribuer la responsabilité de la frappe, tandis qu'un responsable syrien a accusé Israël dans une interview à un journal local.

L'armée israélienne a affirmé mardi "ne pas être au courant d’un tel incident", selon un ses porte-parole.

La base militaire d'al-Shayrat, considérée par le Pentagone comme une source d'approvisionnement possible en armements chimiques, avait été frappée en avril 2017 par 59 missiles Tomahawk lors d'une opération américaine, en représailles à une attaque au gaz sarin attribuée aux forces syriennes.

A Washington, le Pentagone a démenti toute implication des Etats-Unis ou de la coalition qu'ils dirigent dans la région. "Il n'y a pas d'opérations des Etats-Unis ou de la coalition dans cette zone", a déclaré Heather Babb, porte-parole du Pentagone.

Commentaires

(1)

Trop fort

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