Quantcast i24NEWS - Analyse: les "nouvelles" preuves de Netanyahou, un effet d'annonce millimétré?

Analyse: les "nouvelles" preuves de Netanyahou, un effet d'annonce millimétré?

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu présente des preuves sur un plan nucléaire secret de l'Iran, le 30 avril 2018 au ministère de la Défense, à Tel-Aviv
Jack GUEZ (AFP)
Intentionnel de ne pas apporter de preuves

On l'appelle aux jeux d'échec... l'attaque de minorité. Une avancée de pion sur un flanc où le joueur en a moins que son adversaire; l'objectif est d'affaiblir la chaîne de pions adverses.

Benyamin Netanyahou n'avait, semble-t-il, aucune intention de dévoiler de nouvelles preuves sur le programme nucléaire iranien. Du moins, pas depuis la signature de l'accord en 2015. Tout simplement parce que les Iraniens n'avaient aucune raison de bafouer ou violer un accord qui leur octroie des liquidités, la levée partielle des sanctions financières, une légitimité politique retrouvée…Et surtout, la possibilité, en 2025, de reprendre leurs activités nucléaires, là où le Régime des Mollah s'était arrêté.

La saisie par le Mossad de 500 kg de documents officiels sur le programme nucléaire militaire des Iraniens n'aurait alors qu'un objectif – montrer à la communauté internationale que les Iraniens violaient les négociations au moment même où elles se tenaient au Palais Coburg à Vienne et qu'ils étaient beaucoup plus prêts du seuil nucléaire que les agences de renseignement européenne et américaine le laissaient entendre en 2015.

Selon ces documents saisis par le Mossad, qui a accompli d'une de ses opérations les plus spectaculaires depuis des dizaines d'années, le site de Fordo, enfoui sur plusieurs centaines de mètres sous terre, avait entre autres pour mission de fabriquer 5 têtes nucléaires chargées de 10 kg de TNT.

Ainsi, la stratégie de Benyamin Netanyahou ne visait pas à se concentrer sur la période post-accord (après 2015) mais à porter un coup à la crédibilité actuelle du régime iranien en prouvant qu'il a menti avant et pendant les négociations et que ces 5 têtes nucléaires pourraient devenir opérationnelles dans une période de six mois à un an, une fois l'accord nucléaire arrivé à expiration.

En attendant, l'Iran multiplie les tests de ses missiles balistiques, toujours plus précis et plus perfectionnés: une manière de gagner du temps et de pouvoir, le moment opportun, remplacer les têtes traditionnelles par des ogives nucléaires.

Tous les regards sont désormais tournés vers Donald Trump qui doit décider le 12 mai de rester, ou non, lié à cet accord.

De son côté, la République islamique s'est déjà engagée à ne pas le renégocier, à ne pas y inclure son programme balistique, et surtout à reprendre ses activités nucléaires en cas de retrait US.

L'éventualité d'une frappe préventive des chasseurs israéliens et américains est plus que jamais plausible. Mais si Menahem Begin a choisi de frapper la centrale d'Osirak en Irak en 1981, Ehoud Olmert choisi de détruire la centrale en Syrie en 2007, Benyamin Netanyahou choisira-t-il lui de frapper uniquement par son aisance verbale?

A suivre...

Commentaires

(7)

Sa rappel George bush en 2003 sur Saddam Hussein , lui aussi il avait des preuves, mai au final c était du Pipo !!!

Et il va arriver le même sort aux enturbanes

Si tu le dit , mais attention c est pas des arabes , il se sont préparé depuis bien longtemps !!!

Avec tous les documents que détient Israel sur l’Iran Ces derniers peuvent maintenant déménager leur ambassade à Jérusalem

C'est l'Arabie Saoudite qui va s'occuper de l'iran.

Si il le dit c est que c’est vrai !!! Mai bien sûr !!!

SCOOP ! L’Iran vient d’annoncer qu’elle déplaçait son Ambassade à Jerusalem ... Et, quand on leur a demandé pourquoi une décision si rapide, ils ont répondu : « Parce que tous nos dossiers sont déjà là bas... »

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