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Ryad: sommet des pays du Golfe sur fond de crises multiples

Photo fournie par le palais royal saoudien le 19 novembre 2018 montrant des membres du Majlis al-Choura - assemblée consultative - à Ryad écoutant un discours le même jour du roi Salmane
Bandar AL-JALOUD (Saudi Royal Palace/AFP)

Les six pétromonarchies arabes du Golfe tiennent dimanche leur sommet annuel à Ryad dans un contexte de crises multiples: dispute persistante avec le Qatar, guerre au Yémen et affaire Khashoggi, journaliste tué au consulat saoudien d'Istanbul.

Bien qu'invité officiellement à cette rencontre du Conseil de coopération du Golfe (CCG), l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, n'a pas confirmé sa participation.

Son petit mais richissime pays reste ostracisé par ses puissants voisins que sont l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis qui l'accusent de soutenir des groupes islamistes radicaux et de leur préférer l'Iran.

Bahreïn, autre membre du CCG, s'est associé à l'embargo contre le Qatar, avec l'Egypte. En juin 2017, les quatre pays ont rompu tout lien avec Doha --qui ne cesse de rejeter les accusations-- et ne semblent pas prêts à desserrer l'étau autour de l'émirat gazier.

EITAN ABRAMOVICH (AFP/File)

Outre les liens diplomatiques, ils ont mis fin à toute relation économique et commerciale avec le Qatar qui a pour sa part décidé de quitter en janvier l'Opep, dominée par l'Arabie saoudite.

"Le Qatar a brûlé tous les vaisseaux qui lui permettraient de reprendre" pleinement sa place au sein du CCG, a déclaré le chef de la diplomatie de Bahreïn, cheikh Khaled ben Ahmed Al-Khalifa.

Le CCG comprend également le Koweït et Oman qui sont restés à l'écart de la dispute avec le Qatar. Ce groupement régional, né en 1981 sur un réflexe d'autodéfense face à l'Iran a perdu, au fil des ans, de sa pertinence.

Son secrétaire général, Abdellatif al-Zayani, a indiqué que le 39e sommet du CCG allait "passer en revue les liens avec l'Iran" après la réimposition de sanctions américaines.

- Implication au Yémen -

Le sommet du CCG se tient alors que les belligérants yéménites sont réunis en Suède sous les auspices des Nations unies, pour trouver une sortie de la guerre qui ravage depuis 2015 le Yémen.

L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sont concernés en premier lieu par ce conflit, étant les piliers de la coalition militaire contre les rebelles Houthis, alliés à l'Iran.

Le Qatar est entré à reculons dans cette coalition, avant de s'en retirer.

Les pourparlers en Suède n'auraient pas pu se tenir si Ryad n'avait pas encouragé son allié, le gouvernement yéménite du président Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale, à s'y rendre.

Les images de dévastation provoquée par les raids aériens de la coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen et celles de la crise humanitaire, décrite comme la pire au monde par l'ONU, ont convaincu les grandes puissances de la nécessité d'accélérer un règlement du conflit.

STRINGER (AFP/File)

L'Arabie saoudite reste également sous pression, empêtrée dans l'affaire de l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, tué dans le consulat de son pays en octobre à Istanbul.

Ce meurtre d'abord nié puis reconnu par Ryad embarrasse au plus haut niveau Ryad, d'autant plus que la responsabilité du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a été évoquée dans cette affaire en Turquie et aux Etats-Unis.

Le Qatar a tiré indirectement profit des critiques et des pressions subies par Ryad de la part de nombreux élus américains, qui ne suivent pas le président Donald Trump dans sa démarche consistant à dédouaner le jeune prince héritier saoudien, surnommé "MBS

Commentaires

(2)

Tous ces pays sans le pétrole qui leur sert a acheter toute les connaissances de l'Occident ne serait qu'une terre aride dans tous les sens du termes

Roi David Dieu n est pas injuste!!!

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