Gaza: l'armée israélienne a franchi "toutes les lignes rouges" (factions palestiniennes)

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Palestinian protesters use slingshots to hurl stones during a demonstration near the border between Israel and Khan Yunis in the southern Gaza Strip, on December 21, 2018
SAID KHATIB / AFPPalestinian protesters use slingshots to hurl stones during a demonstration near the border between Israel and Khan Yunis in the southern Gaza Strip, on December 21, 2018

Des factions conjointes dans la bande de Gaza ont publié dimanche une déclaration ferme, annonçant que l'armée israélienne avait franchi "toutes les lignes rouges" lors de la manifestation de vendredi et que des mesures "sévères" seraient prises cette semaine.

"Le comportement de Tsahal vendredi a franchi toutes les lignes rouges, nous ne resterons pas les bras croisés face à ces crimes", ont écrit les factions palestiniennes dans le communiqué.

Un Palestinien blessé lors d'affrontements vendredi à la barrière de sécurité qui sépare Israël de la bande de Gaza, a succombé à ses blessures samedi portant à quatre le bilan de Palestiniens morts dans ces heurts, a indiqué le ministère gazaoui de la Santé.

"Ils ne constituaient pas un danger pour les forces d'occupation", indique le communiqué, assurant que le défunt avait manifesté à moins de 300-600 mètres de la clôture.

"Même s'ils nous privent d'argent, d'électricité, d'eau et d'air ... le sang palestinien versé ne nous empêchera pas d'accomplir notre devoir", peut-on encore lire.

MAHMUD HAMS (AFP)
MAHMUD HAMS (AFP)A Palestinian man runs as he holds a flag during a protest, east of Gaza City near the Israeli border on November 16, 2018

Ayman Shehr (18 ans) a été touché par balle à l'abdomen à Deir Al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, a dit le porte-parole du ministère, Achraf al-Qodra.

Vendredi, trois autres Palestiniens ont trouvé la mort à Gaza, tandis qu'environ 8.000 Palestiniens s'étaient rassemblés le long de la frontière, avaient brûlé des pneus et lancé des engins incendiaires vers les soldats, selon l'armée israélienne.

En outre, la déclaration menace de faire de vendredi prochain une "journée de test cruciale" pour évaluer le "comportement et les intentions" de Tsahal, ajoutant que des mesures "sévères" seront prises cette semaine.

Israël se défend contre les accusations d'usage excessif de la force, accusant le Hamas, mouvement islamique au pouvoir dans la bande de Gaza, de se servir de la mobilisation comme couverture pour des activités "terroristes".

Israël et Gaza ont conclu un cessez-le-feu en novembre après la plus importante escalade de violence depuis la guerre de 2014, le ministre de la Défense israélien ayant démissionné afin de protester contre cette trêve.

Mais depuis, le mouvement islamiste palestinien a revendiqué deux attaques terroristes en Cisjordanie, où il dispose également de militants.

Dimanche dernier, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a mis en garde le Hamas, affirmant qu'Israël n'accepterait "pas une situation de trêve à Gaza et de terrorisme" en Cisjordanie.

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