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Ankara continuera de combattre une milice kurde après les menaces de Trump

Des combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) à Qamishli, en Syrie, le 6 décembre 2018
Delil SOULEIMAN (AFP/Archives)

La Turquie a assuré lundi qu'elle continuerait de combattre une milice kurde syrienne soutenue par Washington malgré les avertissements de Donald Trump menaçant de "dévaster" l'économie turque en cas d'attaque d'Ankara sur les Kurdes après le retrait américain de Syrie.

Soutenant qu'il n'y avait "aucune différence" entre le groupe Etat islamique (EI) et la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin a déclaré sur Twitter que la Turquie continuerait de "les combattre tous".

Le président américain Donald Trump a menacé dimanche la Turquie d'une catastrophe économique, en cas d'attaque contre les Kurdes après le prochain retrait des troupes américaines de Syrie, tout en appelant les Kurdes à ne pas "provoquer" Ankara.

Les Etats-Unis vont "dévaster la Turquie économiquement si elle attaque les Kurdes", a tweeté Donald Trump, qui appelle également à la création d'une "zone de sécurité" de 30 kilomètres, sans plus de précisions sur sa localisation ou sur son financement.


Dans le même temps, Washington demande aux Kurdes de "ne pas provoquer la Turquie".

Ces déclarations interviennent alors que le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo effectue une tournée au Moyen-Orient. Une visite destinée à rassurer ses alliés alors que la tension est montée entre les Etats-Unis et la Turquie au sujet du sort des Kurdes de Syrie, qui ont lutté aux côtés des Etats-Unis contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

Mike Pompeo a cherché à rassurer les alliés kurdes des Etats-Unis, assurant pouvoir garantir leur protection malgré le retrait, annoncé par M. Trump en décembre, des 2.000 soldats américains déployés en Syrie pour combattre l'EI.

Saluée par la Turquie, elle a fragilisé la situation des combattants kurdes. La principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG), épine dorsale sur le terrain de la lutte contre l'EI, est en effet menacée par une possible offensive de la Turquie, pays voisin de la Syrie.

DELIL SOULEIMAN (AFP/File)

Ankara qualifie les YPG de "terroristes" pour leurs liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui livre une guérilla sur le territoire turc depuis 1984.

Et elle ne cache pas son intention de lancer une offensive contre eux pour éviter la formation, à ses portes, d'un embryon d'Etat kurde susceptible de raviver le séparatisme des Kurdes de Turquie.

Ankara avait réagi vivement à des informations selon lesquelles Trump envisageait de conditionner le retrait des soldats américains à la sécurité des combattants kurdes.

Samedi, plus de 600 personnes ont été évacuées du dernier bastion de l'EI dans l'est de la Syrie, selon un organisme de surveillance.

Commentaires

(3)

On a compris: Pour Erdogan, il y a la TURQUIE, ceux qui lui disent Amen et tout le reste, c'est Daesh. Ca a le merite de la clarete.

Trump est un businessman. Plutôt que de faire la guerre sur le terrain il préfère la guère économique moins onéreuse et plus efficace.

Sauf qu’il y a plusieurs « marchés » Russie, Chine Inde et tous les autres qui n’aiment les Ricains !

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