- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- Le Qatar remet en cause le caractère démocratique d’Israël à l'ONU
Le Qatar remet en cause le caractère démocratique d’Israël à l'ONU
Doha a parallèlement mis en avant son propre rôle dans la promotion des droits sociaux et le renouvellement démocratique.


Le Qatar a profité de la semaine de l’Assemblée générale des Nations unies pour promouvoir son engagement en faveur des droits sociaux tout en multipliant les critiques contre le caractère démocratique d’Israël.
Lors d’un événement organisé mardi en marge de l’Assemblée générale, intitulé « Réaliser les droits sociaux et renouveler la démocratie », le Qatar était représenté par Hanouf bint Abdulrahman Al Thani, directrice du département des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères.
La responsable qatarie a notamment mis en avant l’organisation à Doha du deuxième Sommet mondial pour le développement social. Selon elle, cet événement doit permettre de renouveler l’engagement international en faveur de la justice sociale et de replacer les populations au cœur du développement.
Dans son discours devant l’Assemblée générale, l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, a parallèlement attaqué Israël sur plusieurs sujets.
« Israël n’est pas un État démocratique dans un environnement hostile, comme l’affirment ses dirigeants. C’est lui qui se montre hostile à son environnement », a-t-il déclaré.
Les médias qatariens ont également consacré une importante couverture à la disqualification de Sami Abu Shehadeh, président du parti Balad, de la course aux élections législatives israéliennes en raison d’accusations d’incitation au terrorisme.
Interrogé par la chaîne qatarie Al Araby, Sami Abu Shehadeh a affirmé que la décision de la Commission électorale centrale ne le visait pas uniquement, mais cherchait à « réduire au silence toute une population » et à décourager la participation électorale de la société arabe israélienne.
Al Jazeera a également largement couvert la procédure, diffusant notamment des images des débats au sein de la Commission électorale.
Andreas Krieg, chercheur au King’s College de Londres et ancien conseiller des forces armées qataries, a estimé que cette disqualification remettait en cause l’affirmation selon laquelle Israël serait la seule démocratie du Moyen-Orient.
Ariel Admoni, chercheur à l’Université d’Ariel et à l’Institut de Jérusalem pour la stratégie et la sécurité, accuse pour sa part Doha d’exploiter les débats internes israéliens afin de présenter le pays sous un jour négatif, à travers des récits qu’il juge partiels et orientés.