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Iran: quatre nouvelles condamnations à mort après les manifestations de janvier
Quatre nouvelles condamnations à mort en Iran, dont celle d’une femme, ravivent les accusations contre le régime


Quatre nouvelles personnes, dont une femme, ont été condamnées à mort en Iran en lien avec les manifestations de janvier, selon plusieurs organisations de défense des droits humains. Ces condamnations s’inscrivent dans un contexte de répression accrue, alors que les autorités iraniennes sont accusées d’utiliser la peine capitale comme un instrument politique.
D’après l’Agence de presse des militants des droits humains et le Centre Abdorrahman Boroumand, les accusés ont été jugés par un tribunal révolutionnaire de Téhéran et reconnus coupables d’avoir agi « pour le compte des États-Unis ». Ils étaient notamment accusés d’avoir lancé des blocs de béton depuis un immeuble contre les forces de sécurité dans la capitale.
Parmi eux figure Bita Hemmati, présentée comme la première femme condamnée à mort dans le cadre de ces manifestations. Selon le Centre Abdorrahman Boroumand, elle serait probablement la femme apparue en janvier dans une vidéo diffusée par la télévision d’État, interrogée directement par Gholamhossein Mohseni Ejei, chef du pouvoir judiciaire.
« L’enregistrement et la diffusion d’aveux forcés de prévenus dans le cadre d’une procédure opaque (...) constituent une violation flagrante des droits de la défense », a dénoncé l’organisation.
Depuis le début de ces manifestations, la répression aurait fait des milliers de morts et conduit à des dizaines de milliers d’arrestations. L’Iran a déjà procédé à au moins sept exécutions liées à ces événements.
Dans un rapport publié lundi, les ONG Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort indiquent qu’au moins 1 639 personnes ont été exécutées en 2025, dont 48 femmes, un chiffre record.
« Des dizaines de personnes arrêtées lors des manifestations de janvier 2026 ont été condamnées à mort à l’issue de procès expéditifs profondément inéquitables, sans accès à un avocat indépendant et reposant sur des “aveux” forcés extorqués sous la torture et utilisés comme preuves », a dénoncé le Centre pour les droits humains en Iran.