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Iran : un homme, condamné pour collaboration avec Israël, a été pendu
Dans un contexte de durcissement sécuritaire et de tensions régionales, Téhéran poursuit les exécutions liées aux manifestations de janvier, en accusant des ingérences étrangères.


Un homme accusé de collaboration avec les services israéliens a été exécuté samedi en Iran, ont annoncé les autorités judiciaires, dans un contexte de répression accrue depuis le début de la guerre déclenchée fin février. Selon le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire, Erfan Kiani a été pendu après confirmation de sa condamnation par la Cour suprême.
Les autorités le présentent comme l’un des «principaux protagonistes» impliqués dans une mission attribuée au Mossad lors des manifestations qui ont secoué la province d’Ispahan en janvier. Il était poursuivi pour une série d’accusations graves, notamment destruction de biens publics et privés, incendies volontaires, usage de cocktails Molotov, port d’arme blanche, entrave à la circulation et agressions contre des agents.
Cette exécution s’inscrit dans une vague de condamnations capitales liées aux troubles de début d’année. Elle porte à neuf le nombre de personnes exécutées depuis le 19 mars pour des faits associés à ces manifestations. Les autorités iraniennes affirment que ces protestations, initialement pacifiques, auraient été transformées en «émeutes fomentées par l’étranger», pointant du doigt les États-Unis et Israël.
Le pouvoir iranien évoque plus de 3 000 morts dans ces événements, tout en imputant les violences à des «actes terroristes» orchestrés depuis l’extérieur. Ces affirmations sont contestées par des organisations de défense des droits humains, qui dénoncent une répression massive et un recours accru à la peine de mort.
Selon plusieurs ONG, dont Amnesty International, l’Iran figure parmi les pays qui appliquent le plus la peine capitale au monde, derrière la Chine. Cette nouvelle exécution relance les critiques internationales sur l’usage de la peine de mort par Téhéran, dans un contexte de fortes tensions régionales et de durcissement du pouvoir.