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Israël frappe Beyrouth pour la première fois depuis un mois et vise un chef du Hezbollah
Israël a visé un commandant de la force Radwan du Hezbollah, une opération inédite depuis la trêve qui ravive les tensions au Liban et fait planer le risque d’une escalade régionale.


Israël a mené, mercredi soir, une frappe à Beyrouth, la première depuis près d’un mois et depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu avec le Liban le 16 avril. Dans une déclaration conjointe, le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israel Katz ont affirmé que l’opération visait le commandant de la force Radwan du Hezbollah, unité d’élite du mouvement terroriste.
« Tsahal a frappé à Beyrouth le commandant de la force Radwan (…) afin de l’éliminer », indique le communiqué, précisant que ces terroristes étaient responsables de tirs contre des localités israéliennes et d’attaques visant des soldats. « Aucun terroriste n’a d’immunité – le long bras d’Israël atteindra chaque ennemi et chaque meurtrier », ont ajouté les autorités, réaffirmant leur engagement à assurer la sécurité des habitants du nord du pays.
Selon une source israélienne, l’opération a été « coordonnée avec l’administration américaine », signe d’un alignement stratégique étroit entre Israël et les États-Unis. Une information confirmée en plateau par le journaliste Matthias Inbar, qui évoque également, selon une source sécuritaire, un risque de riposte iranienne visant Israël. « C’est un des scénarios potentiels », indique cette source.
Cette frappe, survenue dans la capitale libanaise, marque une nouvelle étape dans l’escalade régionale. Elle intervient malgré la trêve en vigueur et pourrait fragiliser les efforts diplomatiques en cours, notamment autour d’un possible accord entre Washington et Iran.
Sur le plan stratégique, plusieurs scénarios se dessinent. Une réponse du Hezbollah ou de l’Iran pourrait entraîner une reprise des hostilités à grande échelle sur le front nord. À l’inverse, l’absence de riposte pourrait être interprétée comme un signe de dissuasion renforcée d’Israël. Dans tous les cas, cette opération souligne la volonté israélienne de maintenir une pression militaire ciblée, y compris au cœur de Beyrouth, tout en testant les lignes rouges de ses adversaires.
À court terme, le risque d’embrasement demeure élevé, dans une région où chaque frappe peut redéfinir l’équilibre fragile entre dissuasion et escalade.