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Israël-Liban : au terme du deuxième jour de négociations, les désaccords persistent
Les discussions, organisées à Washington, portent notamment sur la création de zones pilotes qui seraient progressivement transférées à l’armée libanaise


Le cinquième cycle de négociations entre Israël et le Liban, actuellement mené sous médiation américaine, a mis en lumière d’importantes divergences sur l’avenir du Sud-Liban et sur les conditions d’un éventuel redéploiement de Tsahal.
Les discussions, organisées à Washington, portent notamment sur la création de zones pilotes qui seraient progressivement transférées à l’armée libanaise, avec pour objectif d’empêcher tout retour du Hezbollah dans les secteurs évacués. Selon plusieurs sources, Israël serait prêt à envisager des retraits limités et progressifs, mais exclut à ce stade un retrait complet du Sud-Liban.
Au cours des échanges, les délégations israélienne et libanaise ont présenté leurs propres cartes et propositions. Des réunions parallèles entre responsables militaires des deux pays se sont également tenues au Pentagone, tandis que les négociations doivent se poursuivre dans les prochains jours.
À Jérusalem, les responsables israéliens affichent toutefois un certain pessimisme quant aux perspectives d’un accord. Des divergences apparaissent également au sein de l’administration américaine. Selon des sources israéliennes, le vice-président J.D. Vance ainsi que plusieurs proches conseillers du président Donald Trump plaident pour une cessation des frappes israéliennes sur l’ensemble du territoire libanais. À l’inverse, le secrétaire d’État Marco Rubio serait considéré comme plus réceptif aux préoccupations sécuritaires israéliennes.
Malgré ces tensions, Washington affiche son optimisme. Un responsable du département d’État a souligné que les discussions visaient à établir « une paix et une sécurité durables » entre les deux pays. « Notre objectif commun est de mettre fin au cycle de violence et d’avancer vers un accord global de paix et de sécurité », a-t-il déclaré.
Le sénateur républicain Lindsey Graham, proche de Donald Trump, s’est montré beaucoup plus sceptique. Dans une interview accordée au journal Haderech, il a estimé que les chances d’un accord restaient très faibles tant que le Hezbollah conserverait le soutien de l’Iran.
« L’armée libanaise est incapable de démanteler seule le Hezbollah. Elle est trop faible pour accomplir une telle mission », a-t-il affirmé. Selon lui, toute solution durable passe avant tout par un affaiblissement de l’influence iranienne dans la région. « Pour neutraliser le Hezbollah, il faut d’abord empêcher l’Iran de continuer à l’armer et à le financer », a-t-il ajouté.