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L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis seraient prêts à entrer en guerre contre l'Iran
Riyad, en particulier, voit dans les attaques iraniennes une menace directe pour sa stabilité économique et sa sécurité nationale


L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis s’orientent vers une possible participation directe au conflit contre l’Iran, marquant une rupture avec leur stratégie de prudence observée jusqu’à présent, a rapporté le Wall Street Journal mardi. Cette inflexion intervient après une série d’attaques iraniennes visant des infrastructures énergétiques et des zones sensibles dans le Golfe, plaçant les installations pétrolières au cœur de l’escalade régionale .
Ces frappes, notamment contre des installations en Arabie saoudite et dans d’autres pays de la région, ont renforcé le sentiment de vulnérabilité des monarchies du Golfe. Riyad, en particulier, voit dans ces attaques une menace directe pour sa stabilité économique et sa sécurité nationale, ce qui pousse ses dirigeants à envisager une réponse plus offensive après des années d’efforts pour éviter une confrontation directe avec Téhéran.
Dans ce contexte, l’Arabie saoudite a franchi une étape supplémentaire en autorisant l’utilisation de certaines de ses infrastructures militaires par les États-Unis, signe d’un rapprochement stratégique renforcé. Le prince héritier Mohammed ben Salmane chercherait à restaurer une capacité de dissuasion face à l’Iran, considérant désormais qu’une implication militaire du royaume pourrait devenir inévitable.
Parallèlement, les Émirats arabes unis accentuent la pression sur Téhéran sur le plan économique, notamment en s’attaquant à ses réseaux d’influence sur leur territoire. Les dirigeants du Golfe multiplient également les échanges avec l’administration du président Donald Trump, plaidant pour une intensification de l’offensive afin de neutraliser durablement les capacités militaires iraniennes, tout en déplorant une influence encore limitée sur les décisions stratégiques américaines.