- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- L’Iran a exécuté deux personnes liées à un groupe d’opposition
L’Iran a exécuté deux personnes liées à un groupe d’opposition
En pleine guerre régionale et sous pression croissante, le régime iranien durcit sa répression interne en multipliant les exécutions d’opposants présumés.


L’Iran a procédé à l’exécution de deux hommes accusés d’appartenir à un groupe d’opposition interdit et d’avoir mené des actions visant à renverser la République islamique, illustrant un durcissement marqué du régime dans un contexte de guerre ouverte avec les États-Unis et Israël.
Selon l’autorité judiciaire iranienne, Abolhassan Montazer et Vahid Baniamerian ont été pendus après confirmation de leur condamnation par la Cour suprême. Ils étaient accusés d’avoir participé à des opérations qualifiées de « terroristes », incluant des actes de sabotage, en lien avec l’Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (MEK), un mouvement d’opposition historique désormais en exil et considéré comme terroriste par Téhéran.
Ces exécutions s’inscrivent dans une séquence répressive plus large. Plus tôt dans la semaine, quatre autres membres présumés du même groupe avaient déjà été exécutés. Depuis le début du conflit régional déclenché fin février, les autorités iraniennes ont intensifié le recours à la peine capitale, visant à la fois des opposants politiques, des manifestants et des individus accusés d’espionnage au profit de puissances étrangères.
Ainsi, plusieurs cas récents ont suscité une vive réaction internationale, notamment l’exécution d’un ressortissant irano-suédois accusé d’espionnage pour Israël, ou encore celle de condamnés liés à des violences lors des manifestations antigouvernementales. Ces décisions ont été dénoncées par des capitales européennes et des organisations de défense des droits humains.
Dans ce contexte de tension extrême, la peine de mort apparaît comme un instrument central de contrôle politique pour le pouvoir iranien, cherchant à prévenir toute contestation interne alors que la pression militaire et diplomatique s’intensifie. L’Iran demeure l’un des pays recourant le plus à l’exécution au monde, une pratique qui, loin de ralentir, semble aujourd’hui s’accélérer au rythme du conflit.