- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- L’Iran insiste sur la voie diplomatique après le rejet par Trump de son plan de paix
L’Iran insiste sur la voie diplomatique après le rejet par Trump de son plan de paix
Téhéran affirme qu’une réouverture du détroit d’Ormuz reste conditionnée à un accord négocié avec Washington, tout en excluant des concessions sur son programme nucléaire.


L’Iran a réaffirmé dimanche que seule une solution diplomatique pouvait mettre fin à son conflit avec les États-Unis et Israël, au lendemain de l’annonce par Donald Trump du rejet d’une proposition iranienne destinée notamment à permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a assuré que les conditions posées par Téhéran étaient claires et que toute réouverture de cette voie maritime stratégique dépendrait de leur respect. Selon lui, seule une négociation peut permettre de sortir de l’impasse actuelle.
L’Iran avait présenté son projet la semaine dernière en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York et l’avait transmis aux États-Unis par l’intermédiaire de médiateurs qataris. Le plan prévoyait notamment un délai de sept jours avant la réouverture du détroit d’Ormuz ainsi qu’une pause dans les affrontements régionaux.
Donald Trump a publiquement rejeté cette proposition samedi, estimant que Téhéran cherchait désormais un accord en raison de sa situation militaire. Les médiateurs n’auraient toutefois pas encore officiellement transmis à l’Iran une réponse définitive de Washington.
Le différend porte également sur le programme nucléaire iranien. Un haut responsable iranien a affirmé que Téhéran n’entendait renoncer ni à son droit à enrichir de l’uranium ni accepter le transfert à l’étranger de ses stocks d’uranium hautement enrichi.
Le président iranien Massoud Pezeshkian s’est parallèlement déclaré disposé à discuter du programme nucléaire et d’autres dossiers avec Washington, tout en affirmant que son pays n’accepterait ni « intimidation » ni « coercition ». Il a réitéré que l’Iran ne cherchait pas à développer l’arme nucléaire.
Le conflit et les restrictions imposées à la navigation dans le détroit d’Ormuz perturbent depuis plusieurs mois les flux énergétiques et le commerce maritime. Téhéran a également engagé des discussions avec l’Arabie saoudite sur la situation dans cette voie stratégique, par laquelle transite une part importante des exportations mondiales d’hydrocarbures.