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La Syrie condamne la reconnaissance par la Colombie de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan


Damas dénonce une violation du droit international et assure qu’elle poursuivra ses démarches diplomatiques et juridiques pour revendiquer le plateau du Golan.

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Des réservistes israéliens participent à des exercices d'entraînement sur le front libanais sur le plateau du Golan contrôlées par Israël, le jeudi 4 janvier 2024
Des réservistes israéliens participent à des exercices d'entraînement sur le front libanais sur le plateau du Golan contrôlées par Israël, le jeudi 4 janvier 2024AP Photo/Ohad Zwigenberg

La Syrie a « fermement condamné » mardi la décision de la Colombie de reconnaître la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, annoncée la veille par Bogota.

Dans un communiqué publié le 11 août, le ministère syrien des Affaires étrangères a rejeté les arguments sécuritaires avancés par le gouvernement colombien, les jugeant contraires au droit international et aux résolutions des Nations unies.

La Colombie avait justifié sa décision par « l’instabilité régionale persistante » et par l’importance stratégique du Golan pour la défense d’Israël. Elle était ainsi devenue le deuxième pays, après les États-Unis, à reconnaître la souveraineté israélienne sur ce territoire.

La diplomatie syrienne affirme que le Golan constitue une « partie indissociable » du territoire national et qualifie la décision colombienne de « violation flagrante » de la Charte des Nations unies.


Damas cite également le principe interdisant l’acquisition d’un territoire par la force ainsi que la résolution 497 du Conseil de sécurité, adoptée en 1981. Celle-ci avait déclaré « nulle et non avenue » la décision israélienne d’appliquer ses lois et son administration au plateau du Golan.

Le communiqué fait par ailleurs référence aux déclarations du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, selon lesquelles les Nations unies considèrent le Golan comme un territoire syrien.

Le ministère syrien affirme constater une progression du soutien international à sa position. Selon Damas, le nombre de pays ayant voté en faveur de la résolution annuelle de l’Assemblée générale intitulée « Le Golan syrien » serait passé de 97 en 2024 à 123 en 2025.


La Syrie estime que cette évolution traduit le rejet international de la reconnaissance des conséquences de la prise de contrôle du territoire par Israël.

Damas a également condamné la poursuite des frappes et incursions israéliennes en territoire syrien, appelant les États et les organisations internationales à faire respecter le droit international et les résolutions de l’ONU.

Le ministère assure enfin que la Syrie continuera d’utiliser « tous les moyens diplomatiques et juridiques légitimes » pour défendre sa souveraineté, son intégrité territoriale et obtenir la restitution des territoires qu’elle revendique.

La reconnaissance colombienne avait été annoncée après une rencontre entre le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar et le nouveau président colombien Abelardo de la Espriella.


Cette décision s’inscrit dans le rétablissement complet des relations entre Bogota et Jérusalem. Le nouveau gouvernement colombien a également annoncé le transfert de son ambassade à Jérusalem, la reprise de l’accord de libre-échange et son retrait de la procédure engagée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de Justice.

Gideon Saar avait salué une « décision historique » et affirmé vouloir convaincre d’autres pays de reconnaître à leur tour la souveraineté israélienne sur le Golan.

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