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Le détroit d’Ormuz reste ouvert sauf aux navires américains et israéliens, affirme l'Iran
Ces déclarations interviennent après que le président américain a annoncé que les États-Unis, ainsi que plusieurs pays pourraient déployer des navires de guerre dans le détroit


Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré que le détroit d’Ormuz restait ouvert à la navigation internationale, tout en affirmant que les navires américains et israéliens en étaient exclus. Dans une interview accordée à MSNBC, il a assuré que de nombreux pétroliers et cargos continuaient de traverser ce passage stratégique du Golfe, même si certains armateurs préféraient éviter la zone pour des raisons de sécurité qu’il dit ne pas être liées à l’Iran.
Ces déclarations interviennent après que le président américain Donald Trump a annoncé sur le réseau social Truth Social que les États-Unis, ainsi que plusieurs pays affectés par la tentative iranienne de fermeture du détroit, pourraient déployer des navires de guerre afin de garantir la sécurité de cette voie maritime essentielle au commerce mondial. Donald Trump a notamment cité la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni parmi les États concernés et appelés à participer à cet effort.
Abbas Araghchi a également rejeté les affirmations du secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth selon lesquelles le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei aurait été blessé et défiguré. Selon lui, le dirigeant iranien se porte bien et continue d’exercer ses fonctions conformément à la Constitution. Il a insisté sur le fait que le système politique iranien ne dépend pas d’une seule personnalité et qu’il est capable de résister à toute crise.
Le chef de la diplomatie iranienne a par ailleurs démenti les accusations selon lesquelles il aurait menacé des émissaires américains lors de précédentes négociations à Genève, notamment Steve Witkoff et Jared Kushner. Il affirme avoir simplement évoqué le potentiel des quelque 440 kilos d’uranium enrichi à 60 % détenus par l’Iran, expliquant qu’une poursuite de l’enrichissement pourrait théoriquement permettre la fabrication d’une dizaine d’armes nucléaires. Selon lui, ces propos visaient à illustrer l’ampleur des concessions que Téhéran était prêt à envisager, et auraient pu être mal interprétés par les négociateurs américains.