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Le Hamas rejette le plan de désarmement à Gaza, les négociations dans l’impasse
Le Hamas rejette le plan de désarmement proposé pour Gaza et conditionne toute avancée des négociations à l’application complète du cessez-le-feu.

Le Hamas a rejeté le plan de désarmement proposé dans le cadre des efforts de paix menés par les États-Unis pour Gaza, accentuant le blocage des négociations avec Israël. Selon un responsable palestinien cité par la BBC, le mouvement terroriste islamiste refuse d’aborder la deuxième phase du cessez-le-feu tant que les engagements initiaux ne sont pas pleinement respectés par Israël.
Au cœur du désaccord figure la proposition de Nickolay Mladenov, chargé du dossier au sein d’un mécanisme international soutenu par Washington. Ce plan prévoit la démilitarisation progressive de Gaza, conditionnée au lancement de la reconstruction du territoire, dévasté par des mois de guerre.
Le Hamas accuse l’émissaire de "partialité" en faveur d’Israël et conditionne toute avancée à « l’arrêt complet des violations israéliennes, des attaques, des tueries et de la famine en cours ». Il exige également le retrait total des forces israéliennes de Gaza et le déploiement d’une force internationale de protection des civils.
La première phase de l’accord, entrée en vigueur en octobre, avait permis un cessez-le-feu, la libération d’otages israéliens en échange de prisonniers terroristes palestiniens, ainsi qu’un retrait partiel de l’armée israélienne. Mais la transition vers la deuxième phase, censée conduire à une fin durable du conflit, reste bloquée.
Israël, de son côté, maintient une ligne ferme : aucun progrès ne sera possible sans désarmement du Hamas. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a d’ailleurs averti que ce désarmement interviendrait « par la manière douce ou la manière forte ».
Sur le terrain, le Hamas insiste sur la nécessité de rouvrir les points de passage, d’acheminer une aide suffisante, de restaurer les infrastructures essentielles et de permettre à une administration civile palestinienne de gérer temporairement Gaza.
Dans ce contexte de défiance mutuelle, les discussions restent dans l’impasse, faisant craindre un enlisement durable, voire une reprise des hostilités.