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Le Hezbollah nie toute présence aux Émirats après des accusations de réseau lié à l’Iran
Le Hezbollah rejette les accusations des Émirats arabes unis, qui affirment avoir démantelé un réseau lié au mouvement et à l’Iran.


Le Hezbollah a fermement rejeté les accusations des autorités des Émirats arabes unis, qui affirment avoir démantelé un réseau « terroriste » lié au mouvement libanais et à l’Iran. Selon Abou Dhabi, au moins cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre d’une opération visant une cellule soupçonnée d’activités clandestines sur le territoire émirati.
Dans un communiqué, le Hezbollah dénonce des « accusations fabriquées » et assure ne disposer d’« aucune présence » aux Émirats, « sous quelque couverture ou activité commerciale que ce soit ». Le mouvement chiite affirme également ne pas opérer dans d’autres pays de la région de manière similaire, rejetant toute implication dans les faits évoqués.
Les autorités émiraties, de leur côté, avancent une lecture bien différente. Selon l’agence officielle WAM, les personnes arrêtées faisaient partie d’un réseau qui aurait tenté « d’infiltrer l’économie nationale » et de mener des opérations extérieures susceptibles de menacer la stabilité financière du pays. Ces activités s’inscriraient, selon Abou Dhabi, dans « un plan stratégique coordonné avec des parties extérieures liées au Hezbollah et à l’Iran ».
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions persistantes entre le Hezbollah et plusieurs pays du Golfe. Les monarchies de la région accusent régulièrement le mouvement, soutenu par Téhéran, d’étendre son influence au-delà du Liban, notamment à travers des réseaux clandestins ou des activités indirectes.
Plus tôt cette semaine, le Hezbollah avait déjà nié toute présence au Koweït, après l’annonce par les autorités locales du démantèlement de deux cellules présumées liées au groupe et l’arrestation de 26 personnes.
Ces accusations répétées alimentent les inquiétudes des États du Golfe face à ce qu’ils perçoivent comme une projection régionale de l’influence iranienne, dans un climat de tensions croissantes au Moyen-Orient.