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Le plan pour l’après-guerre à Gaza avance malgré le refus du Hamas de se désarmer
Les premiers habitants pourraient être installés dans des secteurs situés hors du contrôle du Hamas, au sein d’une zone appelée "zone jaune" dans les trois à six mois


Les discussions autour de l’avenir de la bande de Gaza après la guerre franchissent une nouvelle étape. Selon des informations obtenues par i24NEWS, les promoteurs d’un plan destiné à créer des zones civiles échappant au contrôle du Hamas ont décidé d’avancer, même si l’organisation terroriste ne renonce pas à ses armes dans un avenir proche.
Cette semaine, le Conseil de paix pour Gaza a réuni à Chypre plusieurs responsables et experts impliqués dans la préparation du "jour d’après", parmi lesquels des membres du comité technocratique palestinien (NCAG), l’ancien coordinateur de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nikolaï Mladenov, ainsi que l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.
Selon des sources proches des discussions, les échanges se sont concentrés pour la première fois sur des aspects opérationnels : calendrier de mise en œuvre, dispositifs de sécurité, gouvernance future et nombre de Gazaouis susceptibles d’être transférés vers de nouvelles zones sécurisées.
Le plan prévoit que les travaux d’aménagement et d’infrastructure soient achevés dans un délai de trois à six mois. Les premiers habitants pourraient alors être installés dans des secteurs situés hors du contrôle du Hamas, au sein d’une zone appelée "zone jaune". Le premier site envisagé serait celui de Tel al-Sultan, dans le sud de la bande de Gaza, où plusieurs dizaines de milliers de personnes pourraient être relogées dans un premier temps, avant une extension progressive à plusieurs centaines de milliers d’habitants.
Les participants ont également décidé qu’aucune reconstruction permanente utilisant des matériaux lourds ne serait autorisée tant que le Hamas conservera son arsenal. À la place, des logements temporaires présentés comme de haute qualité seraient construits, accompagnés d’écoles, de centres de santé et d’infrastructures économiques.
Sur le plan sécuritaire, le maintien de l’ordre à l’intérieur de ces nouvelles zones serait confié à une nouvelle force de police palestinienne formée en Égypte, avec l’appui d’une force internationale de stabilisation. Tsahal conserverait la responsabilité de la sécurité extérieure et ne se retirerait que des secteurs où une présence civile stable serait établie.
De nombreuses questions restent toutefois en suspens, notamment les critères de sélection des habitants autorisés à rejoindre ces zones et les mécanismes destinés à empêcher le Hamas d’influencer ce processus. Selon les sources citées, la décision de poursuivre le projet sans attendre le désarmement du mouvement s’explique à la fois par la pression internationale visant à améliorer la situation humanitaire à Gaza et par la volonté américaine de favoriser l’émergence d’une alternative civile au Hamas.
Plusieurs participants aux discussions estiment néanmoins que le Hamas tentera de faire échouer le projet à chaque étape. Malgré ces obstacles, ils assurent que le processus est désormais lancé et bénéficie d’un soutien suffisamment large pour poursuivre sa mise en œuvre.