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Le Qatar estime "hautement probable" un accord américano-iranien
Le pays appelle à une sécurité régionale renforcée.


Le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, estime qu’une issue diplomatique entre les États-Unis et Iran est « hautement probable », malgré des positions encore éloignées. Dans un entretien accordé à Al-Araby Al-Jadeed, il souligne que tout accord devra impérativement « prendre en compte les intérêts des pays de la région et du monde ».
Le dirigeant qatari a fermement rejeté toute instrumentalisation du détroit d’Ormuz, affirmant que son utilisation comme levier de pression « ne doit pas être tolérée ». Il a plaidé pour une formule de coexistence fondée sur le respect de la souveraineté, le bon voisinage et la sécurité collective. « La souveraineté du Qatar est une ligne rouge », a-t-il insisté, avertissant qu’aucune atteinte ne serait acceptée.
Évoquant les tensions récentes, notamment les frappes iraniennes sur des installations stratégiques, Mohammed ben Abdulrahman Al Thani a assuré que l’économie qatarie avait démontré sa résilience. « Nous disposons de plans clairs, de stratégies flexibles et de réserves financières suffisantes pour faire face aux chocs », a-t-il déclaré, tout en annonçant des mesures à venir pour renforcer l’efficacité des dépenses publiques.
Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité d’un « véritable intégration » entre les États du Golfe afin de répondre aux menaces communes. Selon lui, les développements récents confirment que la sécurité des pays du Conseil de coopération du Golfe est « indivisible ».
Sur le plan stratégique, il a réaffirmé la solidité de l’alliance avec États-Unis, qualifiée de partenariat global reposant sur des intérêts partagés et des accords durables. Il a par ailleurs confirmé l’engagement du Qatar au sein du Conseil de paix mis en place par le président Donald Trump, notamment pour Gaza, auquel Doha contribue à hauteur d’un milliard de dollars.
À travers cette prise de position, le Qatar se pose en acteur de médiation et de stabilité, appelant à une désescalade régionale et à une architecture de sécurité fondée sur la coopération.