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Les Iraniens "attendent que les Etats-Unis attaquent pour pouvoir se venger"
De nombreux Iraniens espèrent qu’une frappe affaiblira le régime, leur permettant d'atteindre ceux qu’ils considèrent responsables de la mort de leurs enfants


Alors que les tensions entre Washington et Téhéran atteignent un nouveau sommet, l’atmosphère dans la capitale iranienne est décrite comme lourde et chargée d’émotion. Un habitant de Téhéran, interrogé vendredi matin par la chaîne publique israélienne Kan, évoque des rues marquées par une profonde tristesse, mais aussi par une colère grandissante.
"Partout où vous marchez, les gens sont abattus", confie-t-il. Pourtant, derrière ce climat de deuil et de lassitude, il décrit une attente paradoxale : pour une partie de la population, une attaque américaine ne serait pas perçue uniquement comme une menace, mais comme un possible tournant. Selon lui, de nombreux Iraniens espèrent qu’une frappe affaiblira le régime, leur permettant d'atteindre ceux qu’ils considèrent responsables de la mort de leurs enfants.
Malgré la répression, ce témoin affirme observer un renforcement de la solidarité entre citoyens, dans l’attente d’un "déclencheur" susceptible de les ramener massivement dans la rue pour tenter de rebâtir le pays.
Sur le plan international, le Wall Street Journal rapporte que le président américain Donald Trump envisagerait une frappe initiale limitée contre des sites militaires et gouvernementaux iraniens afin de forcer Téhéran à accepter un accord sur le nucléaire. Si l’Iran refusait de mettre fin à l’enrichissement d’uranium, Washington pourrait alors lancer une campagne plus large visant des infrastructures du régime.
Dans le même temps, selon Reuters, l’Iran a adressé une lettre au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avertissant que la rhétorique américaine faisait peser un "risque réel" d’action militaire. Téhéran affirme ne pas vouloir initier une guerre, mais prévient que toute base ou installation stratégique des "agresseurs" deviendrait une cible légitime en cas d’attaque.