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Liban : deux responsables du Hezbollah convoqués par la justice après la saisie d’une cargaison d’explosifs
lLun des suspects est le fils d’un responsable du mouvement terroriste


La justice libanaise resserre son enquête sur une importante cargaison d’explosifs attribuée au Hezbollah. Ce mardi, un juge a ordonné la convocation deux responsables du mouvement chiite pour les interroger sur leur implication dans cette affaire, alors que les services de sécurité cherchent à les localiser pour les arrêter, selon une source judiciaire citée par l’AFP.
L’affaire remonte au 8 octobre, lorsque deux hommes soupçonnés d’appartenir au Hezbollah ont été arrêtés à un poste de contrôle de Dahr al-Baidar, dans l’est du Liban. Ils circulaient en direction de Beyrouth à bord d’un véhicule transportant plus d’une demi-tonne d’explosifs. Selon une source, l’un des suspects est le fils d’un responsable du mouvement terroriste.
Les premières investigations ont permis aux enquêteurs d’identifier deux autres responsables présumés, dont le juge a ordonné la convocation. Les autorités s’efforcent désormais de les retrouver afin de les soumettre à un interrogatoire.
L’affaire a pris une nouvelle dimension le 15 octobre, lorsque le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a reconnu que la cargaison appartenait à l'organisation. Il a réclamé sa restitution ainsi que la libération des deux hommes arrêtés, affirmant que les explosifs étaient destinés à être utilisés contre les forces israéliennes. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a, de son côté, appelé Beyrouth à ne pas rendre le matériel au groupe.
Cette affaire intervient alors que les autorités libanaises cherchent à rétablir le monopole de l’État sur les armes et à mettre en œuvre le désarmement du Hezbollah, engagé dans un bras de fer avec le gouvernement sur cette question. La saisie a également alimenté les inquiétudes concernant un éventuel usage des explosifs contre des opposants au Liban, même si aucune responsabilité dans un projet d’assassinat n’a été établie à ce stade.
Le Premier ministre Nawaf Salam a promis de poursuivre les détenteurs d’armes échappant au contrôle de l’État. Le président Joseph Aoun a également réaffirmé que l’armée et les forces de sécurité poursuivraient les saisies d’armes et de munitions illégales. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, refuse toutefois de renoncer à son arsenal tant que des forces israéliennes restent déployées dans le sud du Liban.