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Naim Qassem rejette tout désarmement du Hezbollah et promet de chasser Israël du Liban
"Il n'y a pas de zones de sécurité pour Israël"


Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Qassem, a affirmé mercredi qu'Israël devait se retirer totalement du territoire libanais, rejetant l'idée de zones de sécurité ou de dispositifs spéciaux le long de la frontière. Dans un discours consacré notamment au protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran ainsi qu'à l'accord conclu en 2024 sur les "cinq points", il a déclaré que le déploiement de l'armée libanaise devait se limiter au sud du fleuve Litani, conformément aux arrangements en vigueur.
"Il n'y a pas de zones de sécurité pour Israël", a insisté Qassem, rejetant toute distinction entre zones jaunes, rouges ou vertes. Selon lui, Israël n'a d'autre choix que de quitter le Liban et finira par le faire.
Le chef du Hezbollah a également salué le soutien de l'Iran au Liban et au mouvement chiite. Il a rendu hommage aux dirigeants iraniens, notamment au défunt guide suprême Ali Khamenei, estimant que la puissance de la République islamique demeurait un facteur majeur dans la région et que l'équilibre des forces évoluait désormais en faveur des peuples du Moyen-Orient.
Abordant les discussions en cours avec les États-Unis, Qassem a appelé les responsables libanais à faire de la restauration de la souveraineté du pays leur priorité absolue. Il a estimé que les questions liées au Hezbollah ne devaient pas être intégrées aux négociations et a accusé Israël de chercher à s'immiscer dans les affaires intérieures du Liban.
Le dirigeant du mouvement a également exhorté le président libanais et les autorités du pays à parler d'une seule voix et à privilégier le dialogue interne. Tout en se disant prêt à coopérer avec les institutions de l'État, il a recommandé l'abandon des négociations directes avec Israël, qu'il accuse, avec les États-Unis, de chercher à imposer leurs conditions au Liban.