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Trump, l’Iran et Israël : la région retient son souffle avant un possible accord
Entre méfiance israélienne, ambitions diplomatiques de Donald Trump et profondes divergences sur l’uranium enrichi et le Hezbollah, les négociations restent extrêmement fragiles.


Le Moyen-Orient vit peut-être l’un des tournants diplomatiques les plus sensibles de ces dernières années. Après des mois de guerre régionale, de frappes israélo-américaines contre l’Iran et de tensions extrêmes autour du détroit d’Ormuz, Washington et Téhéran semblent désormais proches d’un accord de désescalade. Mais derrière les déclarations optimistes de Donald Trump, les zones d’ombre restent immenses.
Le cœur des discussions repose aujourd’hui sur trois dossiers majeurs : la réouverture du détroit d’Ormuz, le programme nucléaire iranien et l’avenir des fronts régionaux, notamment au Liban. Selon plusieurs médias américains, un accord préliminaire prévoirait un cessez-le-feu de 60 jours, un allègement partiel des sanctions et une reprise du trafic maritime dans le Golfe. En échange, l’Iran accepterait de discuter du transfert ou de la réduction de son uranium hautement enrichi.
Mais c’est précisément là que les tensions apparaissent. Téhéran refuse pour l’instant toute capitulation sur le nucléaire et insiste sur son droit à gérer Ormuz. De son côté, Donald Trump souffle le chaud et le froid : il affirme qu’un accord est «largement négocié», tout en répétant qu’il ne signera jamais un «mauvais accord» et qu’il maintiendra le blocus américain jusqu’à une signature définitive.
Israël observe ces discussions avec une profonde inquiétude. Benyamin Netanyahou affirme avoir obtenu de Trump la garantie qu’Israël conservera sa liberté d’action militaire, notamment face au Hezbollah au Liban. Jérusalem redoute surtout un scénario où l’Iran gagnerait du temps sans démantèlement réel de ses capacités nucléaires ou balistiques.
En parallèle, Donald Trump tente déjà de transformer cette désescalade en vaste recomposition régionale. Le président américain pousse plusieurs pays arabes et musulmans à rejoindre les accords d’Abraham après la guerre, avec l’Arabie saoudite comme objectif prioritaire.
Pour l’instant, aucun accord final n’existe encore. Mais une chose est certaine : le sort du nucléaire iranien, d’Israël et de l’équilibre régional se joue désormais dans une négociation extrêmement fragile, où chaque mot peut faire basculer la région vers l’apaisement… ou une nouvelle escalade.