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Un proche de la monarchie saoudienne plaide pour une intervention terrestre en Iran
Entre fermeté sur la menace iranienne et refus d’une implication directe, Riyad affiche une position à la fois alarmiste et prudente dans un Moyen-Orient sous tension.


Dans un contexte de blocage des négociations entre Téhéran et Washington et de tensions régionales persistantes, une source proche de la famille royale saoudienne estime qu’aucune issue durable n’est possible sans une intervention militaire terrestre en Iran, accompagnée d’une alternative politique crédible.
S’exprimant auprès du média israélien N12, ce responsable affirme que « la guerre n’a pas atteint ses objectifs » et que l’Iran poursuit non seulement son programme nucléaire, mais adopte également une posture « plus agressive » envers ses voisins, Israël et les États-Unis. Selon lui, la situation actuelle constitue « une menace future certaine pour le monde entier ».
La source saoudienne va plus loin en évoquant un précédent historique : « Il n’y a pas d’autre solution que de répéter la chute du régime de Saddam Hussein en 2003 », en référence à l’intervention américaine en Irak. Toutefois, elle insiste sur une différence majeure : « Cette fois, il faut mettre en place une alternative politique stable, acceptable et laïque pour la population iranienne ». Elle précise qu’une telle figure devrait être en mesure de rassembler au-delà des clivages, à Téhéran comme dans les grandes villes du pays, y compris dans les bastions conservateurs.
Dans cette analyse, le régime iranien est jugé « plus dangereux que celui de Saddam Hussein », notamment en raison de sa volonté affichée de poursuivre l’enrichissement d’uranium sur son sol.
Malgré la fermeté du propos, Riyad tient à marquer ses distances avec le conflit en cours. « L’Arabie saoudite n’a pas déclenché cette guerre et n’y participe pas. Ce n’est pas notre guerre », souligne la source. Elle ajoute néanmoins que toute agression directe de la part de l’Iran entraînerait une réponse adaptée, sans qu’une décision d’entrée en guerre n’ait, à ce stade, été prise.
Entre inquiétude stratégique et prudence diplomatique, cette prise de position illustre les tensions croissantes au Moyen-Orient et les interrogations sur l’évolution du rapport de force face à l’Iran.