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Vendredi saint : célébrations discrètes à Jérusalem et dans la région sur fond de guerre avec l’Iran
En raison de la guerre avec l’Iran, les chrétiens ont célébré un Vendredi saint inhabituellement discret à Jérusalem et dans la région.


Le Vendredi saint s’est déroulé dans une atmosphère inhabituelle à Jérusalem, où les rues de la Vieille Ville, habituellement remplies de pèlerins, sont restées presque désertes en raison de la guerre en cours avec l’Iran. La Via Dolorosa, traditionnellement parcourue par des milliers de fidèles retraçant les dernières heures du Christ, n’a accueilli qu’un nombre limité de membres du clergé et de résidents locaux.
Les restrictions de sécurité imposées depuis le début du conflit, fin février, ont considérablement réduit l’accès aux lieux saints. Les autorités israéliennes ont interdit l’entrée de la Vieille Ville à toute personne autre que les habitants et les commerçants, entraînant la fermeture de sites majeurs tels que le Mur occidental, la mosquée Al-Aqsa et l’église du Saint-Sépulcre. Les rassemblements sont strictement encadrés, limités à 100 personnes en intérieur et 50 en extérieur, sous réserve de la proximité d’un abri.
Ces mesures interviennent dans un contexte de menaces persistantes. Récemment, des fragments de missile intercepté ont touché des zones proches de lieux saints, renforçant les préoccupations sécuritaires. La décision d’empêcher certaines célébrations, notamment la messe des Rameaux, a suscité une vive réaction à l’international.
Au-delà d’Israël, l’impact du conflit s’étend à toute la région. À Dubaï, plusieurs églises ont annulé les célébrations du Vendredi saint, conformément aux directives des autorités. Certaines paroisses ont opté pour des retransmissions en ligne, permettant aux fidèles de suivre les offices à distance.
Malgré ces restrictions, quelques croyants ont tenu à se recueillir à proximité des lieux de culte, illustrant l’attachement à cette fête majeure du calendrier chrétien. Dans un climat marqué par la guerre et l’incertitude, les célébrations se sont ainsi adaptées, entre recueillement discret et solutions alternatives.