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Cessez-le-feu à Gaza : Trump devrait annoncer le lancement de la phase deux dès la semaine prochaine
L'administration Trump devrait dévoiler la semaine prochaine la composition du Conseil de paix pour Gaza


L'administration Trump devrait dévoiler la semaine prochaine la composition du Conseil de paix pour Gaza, ainsi qu'un comité exécutif et un comité technocratique palestinien, malgré les réticences israéliennes et les difficultés à obtenir un soutien international.
Washington avait initialement prévu de révéler la composition de ces instances à la mi-décembre, mais a reporté cette annonce face aux difficultés rencontrées et à la fragilité du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.
Lors de leur rencontre la semaine dernière à Mar-a-Lago, le président Donald Trump a fait savoir au Premier ministre Benjamin Netanyahou qu'il souhaitait passer rapidement à la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu, qui prévoit la mise en place de mécanismes pour la reconstruction et la gestion de Gaza après la guerre. Netanyahou a exprimé des inquiétudes mais a affirmé qu'Israël coopérerait.
L'administration Trump a clairement indiqué qu'elle était déterminée à la fois à rapatrier le dernier otage décédé, le sergent-chef Ran Gvili, et à désarmer le Hamas, mais qu'elle ne conditionnerait pas le lancement de la deuxième phase à l'un ou l'autre de ces objectifs. Jérusalem, en revanche, refuse de passer à la deuxième phase avant que le Hamas ne restitue la dépouille de Ran Gvili et ne remette ses armes.
Les États-Unis ont entamé des pourparlers avec les médiateurs du Moyen-Orient - l'Égypte, le Qatar et la Turquie - qui ont assuré Washington que le Hamas accepterait un plan de désarmement progressif. Ce plan commencerait par l'abandon par le groupe terroriste de ses armes lourdes et le lancement d'un programme de rachat d'armes légères, avec pour objectif de commencer sa mise en œuvre dans les semaines à venir.
Il n'est toutefois pas certain que ce cadre soit suffisant pour Israël. Des responsables du Hamas ont publiquement affirmé que l'organisation n'accepterait de déposer les armes que dans le cadre d'un processus négocié aboutissant à la création d'un État palestinien.
Une structure à plusieurs niveaux
Le Conseil de paix sera composé d'une dizaine de dirigeants de pays clés. Les États-Unis ont obtenu l'engagement de l'Égypte, du Qatar, des Émirats arabes unis, du Royaume-Uni, de l'Italie et de l'Allemagne. Depuis, Washington s'est efforcé d'obtenir le soutien d'autres pays, mais sans grand succès. Les États-Unis envisagent également de nommer les dirigeants de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et du Forum économique mondial au sein de ce panel.
Trump présidera ce conseil, qui supervisera un gouvernement technocratique palestinien établi à Gaza ainsi que la reconstruction de l'enclave. L'administration souhaite également que le Conseil de paix serve à résoudre d'autres conflits dans le monde.
Un comité exécutif intermédiaire, plus étroitement impliqué que le Conseil de paix, sera supervisé par Washington. Les principaux conseillers de Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, devraient y participer, ainsi que l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair.
L'ancien envoyé spécial de l'ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, sera chargé de la liaison avec le comité technocratique palestinien à Gaza. Mladenov, diplomate bulgare qui a occupé ce poste de 2015 à 2020 et a été salué par toutes les parties, devrait se rendre en Israël la semaine prochaine pour rencontrer Netanyahou et d'autres hauts responsables.
Un comité palestinien sous tension
L'Égypte pilote les efforts visant à établir le comité technocratique palestinien, composé de 12 à 15 Palestiniens apolitiques n'étant affiliés ni au Hamas, ni au Fatah, ni à aucun autre parti palestinien. Une liste de douze noms a été soumise au Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, qui en a approuvé huit.
L'Autorité palestinienne, basée en Judée-Samarie, a fait pression pour qu'un de ses ministres intègre le comité, voire le dirige, mais Israël a opposé son veto à cette proposition. Un ancien responsable de l'Autorité palestinienne devrait en revanche en être membre.