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Donald Trump envisagerait de mettre fin à l’offensive contre l’Iran malgré le blocage du détroit d’Ormuz
Une autre option envisagée consisterait à confier à des alliés des États-Unis, notamment les pays du Golfe et l’OTAN, la responsabilité d’une éventuelle opération pour sécuriser ce passage


Le président américain Donald Trump aurait indiqué à ses conseillers qu’il se tenait prêt à mettre un terme à la campagne militaire contre l’Iran, même si le détroit d’Ormuz restait en grande partie fermé. L’information, rapportée lundi par le Wall Street Journal, s’appuie sur des sources au sein de l’administration américaine.
Selon ces responsables, la priorité du président demeure une issue diplomatique visant à rouvrir le détroit dans le cadre d’un accord mettant fin au conflit avec Téhéran. Une autre option envisagée consisterait à confier à des alliés des États-Unis, notamment les pays du Golfe et l’OTAN, la responsabilité d’une éventuelle opération destinée à sécuriser ce passage stratégique.
D’autres scénarios militaires restent à l’étude, mais ne constitueraient pas, à ce stade, une priorité immédiate pour la Maison-Blanche. D’après les estimations évoquées, une opération visant à rouvrir le détroit pourrait nécessiter entre quatre et six semaines.
Ces déclarations interviennent alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a, de son côté, suggéré une alternative non militaire pour réduire la dépendance au détroit d’Ormuz. Dans une interview accordée à Newsmax, il a évoqué la possibilité de rediriger les flux énergétiques via de nouvelles infrastructures reliant les États du Golfe à la mer Rouge et à la Méditerranée, contournant ainsi ce point névralgique.
Le détroit d’Ormuz demeure un axe essentiel du commerce énergétique mondial, par lequel transite environ 20 % des exportations de pétrole. Bordé notamment par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Oman, il est également sous l’influence directe de l’Iran, qui dispose de capacités lui permettant de perturber le trafic maritime.
Par ailleurs, un rapport publié le même jour par l’Associated Press indique que plusieurs États du Golfe ont exhorté Washington à poursuivre les opérations militaires contre l’Iran jusqu’à ce que la menace qu’il représente soit, selon eux, neutralisée.
D’après des responsables régionaux et israéliens cités par l’agence, ces pays estiment que la campagne militaire en cours n’a pas encore suffisamment affaibli Téhéran, près d’un mois après le début des frappes contre ses installations militaires. Certains considèrent même la situation actuelle comme une opportunité stratégique majeure pour provoquer un changement de régime, malgré les réticences initiales liées au déclenchement rapide des hostilités.
Dans ce contexte, les divergences d’approche entre Washington et certains de ses alliés régionaux illustrent les incertitudes entourant la suite du conflit et les modalités d’une éventuelle désescalade.