- i24NEWS
- Israël en guerre
- Khalil al-Hayya affirme que le plan Trump prévoit la création d'un Etat palestinien
Khalil al-Hayya affirme que le plan Trump prévoit la création d'un Etat palestinien
Revenant sur l'attaque du 7 octobre 2023, le dirigeant du Hamas l'a qualifiée de réponse à ce qu'il appelle l'« agression criminelle de l'occupation »


Le chef du bureau politique du Hamas, Khalil al-Hayya, a affirmé samedi que le mouvement terroriste avait donné son accord, l'an dernier, à un plan de cessez-le-feu devant aboutir à terme à la création d'un État palestinien — sans toutefois trancher clairement la question sensible d'un désarmement du groupe.
Interrogé sur la chaîne qatarie Al-Araby au sujet de l'exigence israélienne d'un désarmement du Hamas dans le cadre du cessez-le-feu à Gaza, al-Hayya s'est gardé de répondre directement. « Nous nous sommes entendus sur un projet, une feuille de route que nous sommes prêts à mettre en œuvre ; il s'agit d'un ensemble complet. Cela commence par la finalisation de la première phase du cessez-le-feu et se poursuit jusqu'à la création d'un État palestinien, y compris la question des armes. Il doit être mis en œuvre dans son intégralité », a-t-il déclaré, liant ainsi implicitement le sort de l'arsenal du mouvement à l'aboutissement du processus politique.
Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, conclu en octobre 2025 pour mettre un terme à deux années de guerre déclenchées par le massacre du 7 octobre 2023, prévoyait notamment l'échange des otages encore détenus contre des prisonniers palestiniens. Il s'accompagnait d'un plan en vingt points présenté par Donald Trump, évoquant la possibilité d'une « voie crédible vers l'autodétermination et la création d'un État palestinien », sous réserve de la reconstruction de Gaza et d'une réforme de l'Autorité palestinienne — un objectif auquel Israël reste fermement opposé.
Les deux camps s'accusent mutuellement de violer la trêve : le Hamas dénonce des frappes israéliennes continues, tandis qu'Israël justifie ses attaques par la reconstitution en cours des capacités militaires du mouvement. Si le Hamas a formellement accepté, le 30 juillet, le plan de désarmement porté par le Conseil de la paix dirigé par Washington, sa mise en œuvre reste bloquée : Benjamin Netanyahou exige un désarmement total avant tout retrait de Tsahal, rejetant le calendrier progressif et réciproque envisagé par la proposition. Des responsables du Conseil de la paix eux-mêmes reconnaissent que l'approche des élections israéliennes, prévues le 27 octobre, rend improbable toute avancée avant le scrutin.
Al-Hayya a également évoqué, sans grande précision, les élections législatives palestiniennes attendues dans environ deux mois, auxquelles le Hamas ne devrait pas prendre part en tant que tel. Il a indiqué que son mouvement avait accepté d'y participer dans le cadre d'une « coalition nationale », sans en détailler les contours, avertissant par ailleurs qu'un report du scrutin serait perçu comme une ingérence dans le processus de réconciliation avec le Fatah.
Revenant sur l'attaque du 7 octobre 2023, qui a coûté la vie à environ 1 200 personnes dans le sud d'Israël et donné lieu à l'enlèvement de 251 otages, le dirigeant du Hamas l'a qualifiée de réponse à ce qu'il appelle l'« agression criminelle de l'occupation », affirmant que l'attaque était survenue à un moment où la cause palestinienne se trouvait, selon lui, oubliée du monde.