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Le porte-parole de Tsahal révèle souffrir de stress post-traumatique
Effie Defrin explique avoir mis de nombreuses années avant de comprendre que les symptômes dont il souffrait relevaient d'un traumatisme psychologique


Le porte-parole de Tsahal, le général de brigade Effie Defrin, a révélé pour la première fois souffrir d'un syndrome de stress post-traumatique (SSPT), près de vingt ans après avoir été grièvement blessé lors de la bataille de Wadi Saluki, pendant la Seconde guerre du Liban. Dans un entretien accordé au podcast de Tsahal, il appelle les combattants confrontés aux séquelles psychologiques de la guerre à ne pas attendre pour se faire soigner.
Effie Defrin explique avoir mis de nombreuses années avant de comprendre que les symptômes dont il souffrait relevaient d'un traumatisme psychologique. « Le stress post-traumatique n'est ni une malédiction ni une forme de folie. C'est une blessure invisible », confie-t-il. « On ne voit pas de cicatrice physique, mais on porte cette blessure avec soi chaque jour. »
Après avoir été blessé au Liban, l'officier est rapidement retourné à son unité et a repris le commandement de son bataillon, sans chercher à traiter son traumatisme. Avec le recul, il estime avoir payé le prix de ce choix. « J'ai tout enfoui. Aujourd'hui, je comprends que cette décision a eu des conséquences, non seulement sur moi, mais aussi sur ma famille et mon entourage », explique-t-il.
Le général décrit également les manifestations concrètes de ce syndrome, qui continuent de l'affecter deux décennies plus tard. Un bruit soudain, une porte qui claque ou même un reflet de lumière peuvent encore provoquer chez lui des réactions immédiates, le replongeant, l'espace d'un instant, dans les combats de Wadi Saluki.
Selon lui, une prise en charge adaptée permet toutefois d'apprendre à vivre avec ces blessures. « Les traumatismes ne disparaissent pas forcément, mais il est possible de les comprendre et de mieux les gérer », souligne-t-il.
Dans le contexte de la guerre déclenchée après les attaques du 7 octobre 2023, qui a exposé des milliers de soldats israéliens à des combats prolongés, Effie Defrin adresse un message direct aux militaires. « Etre un vrai héros signifie également prendre soin de vous. Demander de l'aide n'est pas un signe de faiblesse, c'est une preuve de courage et une responsabilité envers soi-même et envers ceux que l'on aime. »
Le porte-parole de Tsahal affirme aujourd'hui regretter d'avoir attendu si longtemps avant d'entamer une thérapie. « J'aurais aimé comprendre beaucoup plus tôt l'importance de se faire accompagner », conclut-il, estimant que reconnaître un traumatisme est la première étape vers la reconstruction.