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"Nous savons tout de toi" : l'appel menaçant d'un agent du Mossad à un cadre du Bassidj
Visiblement ébranlé, l’officier iranien affirme ne pas être un ennemi et implore de l’aide


Un échange téléphonique révélé par le Wall Street Journal met en lumière la stratégie de pression psychologique menée par Israël contre les forces de sécurité iraniennes. Dans cet enregistrement, un agent du Mossad contacte directement un commandant de la milice Bassidj pour lui signifier qu’il est sous surveillance étroite et figure sur une "liste noire", l’exhortant à se ranger du côté du peuple sous peine de subir le même sort que ses supérieurs. Visiblement ébranlé, l’officier iranien affirme ne pas être un ennemi et implore de l’aide.
Cette approche s’inscrit dans une campagne plus large, où Israël ne cible plus seulement les infrastructures militaires et industrielles, mais également les structures internes du pouvoir iranien. Selon des informations obtenues par le quotidien américain, des unités chargées de la protection de Téhéran ont été visées, tout comme des centres logistiques, des équipements informatiques et des moyens utilisés pour réprimer les manifestations.
Les services israéliens semblent également suivre de près les déplacements des forces de sécurité, y compris lorsqu’elles quittent leurs bases pour se réfugier dans des lieux civils. Des frappes auraient ainsi touché des sites inhabituels comme des complexes sportifs ou des stades, dont celui d’Azadi à Téhéran, où de nombreux membres des forces de sécurité s’étaient regroupés.
La pression se fait aussi sentir sur le système de santé de la capitale, débordé par l’afflux de blessés. Selon les informations rapportées, des forces de sécurité auraient pris le contrôle d’un hôpital pour y faire soigner leurs hommes, évacuant des patients civils.
Face à cette situation, un climat de peur s’installe parmi les forces iraniennes. Certains agents évitent désormais leurs bases et se cachent dans des bus ou des immeubles résidentiels pour échapper à la surveillance. Des habitants évoquent des scènes de panique, les riverains quittant les lieux dès que des membres des forces de sécurité s’y installent, de crainte d’être pris pour cible.