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Plan pour Gaza : le chef du Shin Bet avertit que le Hamas y voit un "7 octobre politique"
L'acceptation apparente du désarmement par le Hamas "fait partie d'un processus de tromperie contre nous", selon David Zini


Le chef du Shin Bet David Zini a vivement mis en garde jeudi soir les membres du cabinet de sécurité contre la feuille de route du Conseil de paix pour Gaza, estimant que le Hamas la considère comme une victoire politique majeure sur Israël.
Selon des sources présentes à la réunion, David Zini a affirmé que l'organisation terroriste décrivait la signature de cette feuille de route comme un "7 octobre politique". Il a également rejeté l'idée selon laquelle l'acceptation apparente du désarmement par le Hamas traduirait un changement de stratégie. "Tout cela fait partie d'un processus de tromperie contre nous", aurait-il déclaré, ajoutant que le Hamas chercherait avant tout à gagner du temps et à empêcher une reprise des frappes israéliennes avant les élections.
La publication du plan a provoqué de fortes tensions au sein du gouvernement israélien. Les ministres Betsalel Smotrich et Orit Strock ont affirmé que des informations erronées leur avaient été présentées avant leur vote en faveur du dispositif et ont depuis réclamé son rejet. À l'inverse, un responsable du Conseil de paix assure que le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le Conseil national de sécurité ont été tenus informés des détails du plan.
Lors de la réunion de jeudi, une majorité de ministres aurait demandé à Benjamin Netanyahou de refuser sa mise en œuvre. Dans le même temps, les commandants de Tsahal doivent désormais obtenir l'autorisation du chef d'état-major Eyal Zamir avant toute opération ciblée contre un terroriste dans la bande de Gaza.
Les ministres ont également demandé la reprise des éliminations ciblées, suspendues dans le cadre d'une trêve de 14 jours réclamée par les États-Unis et le Conseil de paix. Selon eux, accepter cette pause pourrait être interprété comme un premier pas vers l'application de la feuille de route.
Benjamin Netanyahou a indiqué qu'Israël avait transmis "des remarques et une réponse détaillée" au document, en soulignant que celui-ci ne correspondait pas aux accords conclus avec Washington en novembre 2025. Le conseiller à la sécurité nationale Shmuel Ben Ezra a de son côté évoqué des pressions américaines et internationales "continues, heure par heure et jour après jour" pour qu'Israël accepte cette période de 14 jours.
Les ministres opposés au plan dénoncent notamment la possibilité de transférer les armes du Hamas à une force arabe, la création d'une autorité palestinienne rénovée à Gaza, la perspective d'un État palestinien et un retrait progressif de Tsahal avant le désarmement complet du territoire.