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Tsahal réduit ses frappes au Liban avant les négociations à Washington
Ce geste est présenté comme une mesure de confiance avant l’ouverture de discussions directes avec le Liban


Israël a décidé de réduire temporairement l’intensité de ses frappes au Liban, en particulier dans la région de Beyrouth, dans un geste présenté comme une mesure de confiance avant l’ouverture de discussions directes avec le Liban. Ces pourparlers doivent débuter mardi à Washington entre représentants des deux pays, une initiative diplomatique rare dans un contexte de fortes tensions.
Dans le cadre de ces négociations, Israël entend poser une exigence centrale : le désarmement du Hezbollah. Des responsables israéliens estiment que le gouvernement libanais a intérêt à agir contre le groupe, notamment à Beyrouth, afin d’éviter des frappes israéliennes dans la capitale. À plus long terme, Israël pourrait permettre à l’armée libanaise de se déployer au sud du fleuve Litani, mais ce processus est envisagé comme progressif.
Malgré cette ouverture, Israël exclut tout retrait de la zone tampon qu’il contrôle actuellement au sud du Liban, jusqu’à huit kilomètres de la frontière. Cette présence militaire est présentée comme essentielle à la sécurité des habitants du nord du pays et devrait être maintenue tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé. La question devrait être abordée dans le cadre d’un éventuel accord futur entre les deux États.
Sur le terrain politique libanais, les tensions restent vives. Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, a vivement critiqué les autorités de Beyrouth, les appelant à ne pas faire de concessions à Israël. Parallèlement, certains responsables libanais opposés au Hezbollah redoutent qu’un cessez-le-feu durable ne permette à l’organisation de régler ses comptes en interne, allant jusqu’à envisager des assassinats politiques ou une déstabilisation du gouvernement.
Ces inquiétudes sont partagées au niveau régional. Selon des rapports de renseignement arabes évoqués récemment, l’Arabie saoudite craint qu’en l’absence d’un affaiblissement décisif, le Hezbollah ne lance une campagne d’élimination de ses opposants pour consolider son pouvoir. Dans ce climat tendu, un conseiller du guide suprême iranien a également adressé un avertissement implicite au Premier ministre libanais Nawaf Salam, soulignant que la stabilité du Liban dépendrait du maintien d’une coopération avec le Hezbollah.