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Yoav Gallant affirme ne pas avoir été prévenu alors que des signaux d’alerte existaient avant le 7 octobre
L’ancien ministre israélien de la Défense a dénoncé une grave défaillance au sommet de l’appareil sécuritaire israélien durant la nuit de l’attaque


L’ancien ministre israélien de la Défense Yoav Gallant a affirmé mardi ne pas avoir été informé en temps réel des signes avant-coureurs ayant précédé le massacre du 7 octobre 2023. Dans une interview accordée à N12, il a dénoncé une grave défaillance au sommet de l’appareil sécuritaire israélien durant la nuit de l’attaque menée par les terroristes du Hamas.
"Ils n’ont pas alerté le ministre de la Défense", a déclaré Yoav Gallant. Selon lui, les responsables concernés n’ont pas jugé les renseignements suffisamment importants pour justifier une alerte immédiate. Il estime que cette absence de transmission a eu des conséquences directes sur la capacité de réaction de l’armée israélienne face à l’offensive terroriste.
L’ancien ministre a expliqué que s’il avait été prévenu, il aurait immédiatement demandé quelles mesures concrètes étaient mises en place sur le terrain, même dans l’hypothèse où l’évaluation du renseignement se serait révélée erronée. Il a souligné qu’en l’absence de déploiement anticipé des forces, même le chef d’état-major et les commandants régionaux disposent de marges d’action très limitées une fois l’attaque déclenchée.
Yoav Gallant a également raconté s’être rendu dans la région de la bande de Gaza une dizaine de jours avant l’assaut, durant la fête de Souccot, afin d’évaluer personnellement la situation. Il affirme avoir observé la zone au-delà de la barrière de sécurité et exhorté les soldats présents à ne pas se fier uniquement aux évaluations des services de renseignement. "Regardez avec des jumelles, voyez ce qui se passe à l’ouest, soyez vigilants", leur aurait-il dit.
Malgré ses critiques, l’ancien ministre de la Défense a reconnu sa propre part de responsabilité. Il a appelé à la mise en place d’une commission d’enquête d’État sur les événements du 7 octobre. "Dire qu’on ne m’a rien dit revient à rejeter la responsabilité vers le bas", a-t-il reconnu, estimant que tous les responsables ayant occupé de hautes fonctions depuis une décennie doivent venir s’expliquer sur la montée en puissance du Hamas.