Les enquêteurs ont commencé le quatrième interrogatoire de Netanyahou

Sara Netanyahou
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Le Premier ministre israélien est soupçonné d'avoir accepté des dizaines de milliers de dollars en cadeaux

La police a commencé lundi après-midi à interroger le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pour la quatrième fois depuis ces derniers mois dans le cadre d'un interrogatoire portant sur deux enquêtes criminelles.

Netanyahou est depuis plusieurs mois l'objet de plusieurs enquêtes, dont le "cas 1000", qui concerne la réception de cadeaux "illégaux".

Le Premier ministre israélien est soupçonné d'avoir accepté des dizaines de milliers de dollars en cadeaux, notamment des costumes et des cigares, de la part de riches hommes d'affaires. Mais Netanyahou a énergiquement nié tout acte répréhensible.

La deuxième enquête "Cas 2.000" se concentre elle sur des discussions entre M. Netanyahou et l'éditeur du quotidien Yedioth Ahronot, Arnon Moses, qui portaient sur la possibilité de réduire ou fermer le supplément hebdomadaire du Israel HaYom, pour donner un coup de pouce aux ventes de son rival.

le Premier ministre a déjà été interrogé à trois reprises dans le cadre de l'enquête.

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La police serait d'autre part en train de "vérifier" la validité de motifs pour l'ouverture d'enquêtes criminelles dans deux affaires supplémentaires surnommées "Cas 3.000" et "Cas 4.000", dont l'une implique l'achat par Israël de sous-marins d'une entreprise allemande représentée par un avocat de Netanyahou.

Les enquêteurs doivent également se pencher sur des allégations selon lesquelles M. Netanyahou aurait accepté un million d'euros d'Arnaud Mimran, un homme d'affaires français qui a écopé en juillet d'une peine de huit ans de prison pour une escroquerie à la taxe carbone de 283 millions d'euros.

Au cours de son procès, Mimran a affirmé avoir donné l'argent à Netanyahou lors de la campagne électorale israélienne de 2009, ce que le dirigeant israélien a systématiquement nié.

Plus tôt cette année, un porte-parole du Premier ministre a déclaré que Netanyahou "n'avait reçu aucune contribution interdite de la part de Mimran".

BERTRAND GUAY (AFP/Archives)

Netanyahou a cependant reconnu avoir reçu 40.000 dollars (environ 10.000 euros) de contributions de Mimran en 2001, alors qu'il n'occupait pas de fonction officielle.

Peu de détails concernant les différentes enquêtes sur Netanyahou ont fuité dans les médias. En juin dernier, le chef de la police israélienne Roni Alsheikh a exigé des enquêteurs qu'elles soient toutes menées dans le secret le plus total.

Par ailleurs, le député israélien du Likoud, Avi Dichter, a déclaré samedi qu'il envisageait de se porter candidat à la direction du parti lors des prochaines élections primaires, ajoutant que le Premier ministre Benyamin Netanyahou ne pouvait plus assumer correctement ses tâches compte tenu des enquêtes à son encontre.

La législation israélienne prévoit que tout membre d'un gouvernement contre lequel un acte d'accusation pour corruption est présenté doit démissionner.

Commentaires

(1)
SOVLANI

Le moment est venu d’arrêter les parlottes et fausses accusations! Selon le Médecin de notre Premier Ministre, son état de santé lui interdit de fumer le cigare, point final!

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