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Israël : le parlement interdit l'entrée aux étrangers qui appellent au boycott

Supporters of the Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) campaign protest in Cape Town.
RODGER BOSCH/ AFP
Cette nouvelle législation a été largement inspirée d'une loi de 2011

La Knesset a approuvé lundi soir une loi visant à interdire l'octroi de visas d'entrée ou de droits de résidence aux ressortissants étrangers qui appellent au boycott économique, culturel ou académique d'Israël ou des implantations, rapporte le Haaretz.


La commission de l'Intérieur et de l'Environnement de la Knesset a approuvé le libellé définitif du projet de boycott, dont le but est de lutter contre les mouvements internationaux de boycott, de désinvestissement et de sanctions.

Celle loi dispose que l'interdiction d'entrée s'appliquera à toute personne "qui, en connaissance de cause, lance un appel public au boycott d'Israël qui, étant donné le contenu de l'appel et les circonstances dans lesquelles il a été émis, a une possibilité de conduire à l'imposition d'un boycott - si l'émetteur était au courant de cette possibilité."

Cette nouvelle législation a été largement inspirée d'une loi de 2011 qui autorisait les poursuites civiles contre les activistes du BDS.

L'interdiction s'appliquera non seulement aux personnes qui appellent au boycott contre Israël, mais aussi à ceux qui appellent au boycott contre une institution israélienne ou de toute "zone sous son contrôle" - c'est-à-dire des implantations.

Le député Roy Folkman (Kulanu), l'un des autres commanditaires du projet de loi, a rejeté l'idée que l'interdiction pourrait s'appliquer à quiconque a déjà signé une pétition contre, par exemple, l'achat de vin dans les implantations.

"Il ne couvre pas toute les personnes qui ne se sont jamais prononcées", a-t-il dit la semaine dernière. "Il vise principalement les organisations qui travaillent contre Israël."

Le ministère de la Justice a exhorté la commission de l'Intérieur à faire une exception pour les Palestiniens résidant temporairement en Israël, comme ceux admis dans le cadre du programme de regroupement familial, qui passent plusieurs années en tant que résidents temporaires avant d'avoir la résidence permanente.

Exempter les Palestiniens de la loi permettrait de faire face plus facilement aux contestations judiciaires, selon le ministère. Mais la commission a rejeté cette idée.

"Pourquoi devrais-je amener quelqu'un dans ma maison qui diabolise et mine l'État?", a demandé le député David Amsalem (Likoud).

"Nous n'avons pas peur de la critique, mais nous avons notre fierté nationale. Quelqu'un qui a déjà reçu une résidence temporaire et qui est considéré comme résident permanent, qui vient et nous fait du mal en tant qu'invité, pourquoi devrions-nous le laisser rester?", a-t-il ajouté.

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Commentaires

(1)
glouni

Heureuse de l apprendre !

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