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Israël: Lieberman défend son plan de transfert de population

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman, le 19 février 2017 à Munich lors de la Conférence sur la sécurité
Christof STACHE (AFP)
"Il ne peut pas y avoir d'Etat palestinien sans aucun Juif"

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Liberman, a mis en garde les Etats-Unis contre la tentative de négociation d'un accord de paix israélo-palestinien basé sur des transferts de terres sans inclure aussi un transfert de population, dans un post publié sur Facebook.

Les déclarations du ministre interviennent notamment à l'occasion de la visite du conseiller spécial en négociations internationales du président américain Donald Trump, Jason Greenblatt, en Israël et dans les Territoires.

Liberman a indiqué que M. Greenblatt devrait "tirer des leçons du passé", en faisant référence à l'idée que certaines villes arabes israéliennes devraient faire partie d'un Etat palestinien, avec de nombreux résidents qui détiendraient alors la citoyenneté palestinienne.

"La première chose est que toute tentative de résoudre la question palestinienne sur la base d'un transfert de terre pour parvenir à la paix sera morte née. Le seul moyen de parvenir à une solution durable est l'échange de terres et le transfert de population dans le cadre d'un accord régional général", a-t-il écrit.

"Il ne peut pas y avoir d'Etat palestinien sans aucun Juif - 100% palestinien - et parallèlement, avoir Israël comme un Etat binational avec 22% de Palestiniens", a-t-il ajouté.

Le plan controversé de M. Lieberman appelle les villes de la région du "triangle" au sud-est de Haïfa, y compris les villes arabes fortement peuplées, à faire partie d'un Etat palestinien dans un accord de paix en échange d'implantations juives de Cisjordanie sous souveraineté israélienne.

"Il n y a aucune raison pour que le Cheikh Raed Salah, Ayman Odeh, Bâle Ghattas ou Haneen Zoabi continuent d'être citoyens d'Israël", a ajouté Lieberman, se référant au chef de la branche nord interdite du Mouvement islamique en Israël et aux membres de la Liste arabe unifiée.

Ghattas a rétorqué en attaquant Liberman sur ses origines. "Le fait que Liberman soit né en Union Soviétique et déplacé en Israël a fait de lui un 'visiteur passager' tandis que 'les Palestiniens vivant en Israël ont une place légitime'", a-t-il dit.

La visite de Greenblatt sera la première tentative de la nouvelle administration américaine de s'attaquer au conflit israélo-palestinien, après deux mois au cours desquels les responsables ont hésité à soutenir la solution à deux États, l'emplacement de l'ambassade américaine et l'opposition à la construction des implantations.

Vendredi, Trump a tenu sa première conversation téléphonique avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, l'invitant à visiter la Maison Blanche.

Dimanche, Abbas a déclaré que sa conversation téléphonique avec Trump était "constructive" et que Trump "a confirmé son engagement total dans le processus de paix et la solution à deux États".

L'objectif de la visite de Greenblatt est de formuler la position de l'administration Trump sur les implantations, y compris de savoir où et comment les États-Unis peuvent donner leur feu vert pour la poursuite des constructions des implantations et d'organiser la visite d'Abbas à Washington.

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