Quantcast i24NEWS - Israël reporte sa décision sur la peine contre le lanceur d'alerte Vanunu

Israël reporte sa décision sur la peine contre le lanceur d'alerte Vanunu

Mordechai Vanunu
Ynet/ Archive/Gil Yohanan
Mordechai Vanunu a déjà été emprisonné à deux reprises depuis sa libération

Un tribunal israélien a reporté lundi sa décision sur la peine à infliger à Mordechai Vanunu, lanceur d'alerte sur le présumé programme nucléaire militaire de son pays, pour avoir violé les termes de sa liberté conditionnelle.

Condamné à 18 ans de prison pour trahison et espionnage en 1986, M. Vanunu, aujourd'hui âgé de 62 ans, avait été libéré en 2004 après avoir purgé la totalité de sa peine. Mais sa libération était assortie de restrictions.

En janvier, il avait été reconnu coupable d'avoir violé les termes de sa remise en liberté en rencontrant deux Américains à Jérusalem en 2013. Sa défense a assuré qu'il ne s'agissait que d'une conversation de "quelques minutes" dans un café avec des médecins en visite.

Il avait toutefois été blanchi de deux autres chefs d'accusation.

"Je ne retournerai pas en prison"

Lundi, le tribunal devait fixer la peine pour l'unique violation reconnue mais la cour ne s'est pas prononcée. Le juge Yaron Mientkavich a toutefois dit envisager des travaux d'intérêt général.

"Je savais que je ne retournerai pas en prison car je n'ai pas été reconnu coupable pour toutes les charges" retenues par l'accusation, a déclaré M. Vanunu en marge de l'audience.

Il a ajouté que 30 ans après avoir travaillé dans le domaine nucléaire, il n'avait plus aucun secret à dévoiler. "Tous les secrets nucléaires ont été révélés, tout est sur internet", a-t-il affirmé.

M. Vanunu a déjà été emprisonné à deux reprises depuis sa libération pour avoir manqué aux termes de sa remise en liberté.

Il s'était fait connaître du grand public en 1986 en révélant au journal anglais The Sunday Times des détails sur le supposé programme nucléaire militaire israélien, dont des photographies prises à l'intérieur de la centrale nucléaire de Dimona dans le Néguev (sud).

Il avait été enlevé par les services secrets israéliens à Rome, où il avait été attiré par une agente israélienne simulant une relation sentimentale, puis jugé en Israël.

A lire sur i24NEWS
Ailleurs sur le web

Commentaires

(4)

je suis très choqué d'apprendre que ce traitre n'est plus en prison.

c'est nouveau de nommer "lanceur d'alerte "un traître de la plus basse espèce.

il a vendu son pays et par conséquent sa peine doit etre à perpétuité .

Il doit être interdit de sortie du territoire national mais libre .... aujourd'hui ce qui a été dévoilé doit être obsolète mais sa trahison reste !!!

8Article précédentIsraël: 9 pièces de bronze datant de la fin de la période byzantine retrouvées
8Article suivantQuatre ans de prison pour une Arabe israélienne ayant rejoint l'EI en famille