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Les chrétiens orthodoxes célèbrent le "feu sacré" pascal à Jérusalem

Une foule de pèlerins à la traditionnelle cérémonie du du "samedi des lumières" de la Pâque orthodoxe dans l'église du Saint-Sépulcre dans la Vieille ville de Jérusalem, le 15 avril 2017
MENAHEM KAHANA (AFP)
Des milliers de fidèles qui n'ont pas pu entrer dans le bâtiment ont dû attendre sur le parvis

Une foule de pèlerins a participé samedi à la traditionnelle cérémonie du "feu sacré" surnommée aussi "le samedi des lumières" de la Pâque orthodoxe dans l'église du Saint-Sépulcre dans la Vieille ville de Jérusalem, sous haute surveillance policière.

Des dizaines de milliers de fidèles ont afflué au Saint-Sépulcre, considéré comme le lieu le plus sacré du christianisme. Le bâtiment se trouve à l'endroit où selon la tradition chrétienne Jésus a été crucifié avant d'être mis au tombeau et de ressusciter.

Moment fort du christianisme oriental, ce rite millénaire -symbole d'éternité, de paix et de renouveau- a été suivi comme chaque année dans une église bondée, prise d'assaut par les pèlerins, en majorité d'Europe de l'Est, mais aussi de la communauté arabe orthodoxe de Terre sainte.

Des milliers de fidèles qui n'ont pas pu entrer dans le bâtiment ont dû attendre sur le parvis ou même dans ses alentours.

Au milieu de la liesse populaire, les pèlerins se sont pressés pour recueillir la flamme qui, transmise de cierge en cierge, a parcouru les ruelles de la Vieille ville.

MENAHEM KAHANA (AFP)

La basilique du Saint-Sépulcre se trouve à Jérusalem-est, dans la Vieille ville. Après neuf mois de restauration, le tombeau a été dévoilé le mois dernier.

Débuté en mai 2016, le vaste chantier de rénovation a permis de consolider l'édicule de marbre qui surplombe le tombeau -entièrement démonté par des spécialistes grecs puis reconstruit à l'identique- et de redonner ses couleurs d'origine au lieu le plus saint du christianisme.

Les chrétiens représentaient plus de 18% de la population de Terre sainte lors de la création de l'Etat d'Israël en 1948, mais ils sont désormais moins de 2%, pour la plupart orthodoxes.

Cette année, la police a déployé d'importants renforts à Jérusalem à l'occasion de la célébration des Pâques juive et chrétienne en vue d'empêcher des attentats.

Ce dispositif n'a pas empêché la mort vendredi d'une étudiante britannique poignardée par un terroriste palestinien présenté par la police israélienne comme un "dérangé mental", dans un wagon de tramway qui circulait le long des murailles de la Vieille ville.

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