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Polémique après l'interview d'un expert saoudien sur une TV israélienne

Un Saoudien vérifie les listes électorales dans un bureau de vote à Ryad, le 12 décembre 2015
FAYEZ NURELDINE (AFP)
Abdel Hamid Hakim a évoqué la décision de Ryad de rompre avec le Qatar qu'il accuse de soutenir le terrorisme

La deuxième chaîne israélienne a interrogé lundi soir un expert saoudien sur la crise entre son pays et le Qatar. Depuis, cet entretien entraîné de nombreux commentaires, réseaux sociaux et médias arabes dénonçant une "normalisation" entre Israël et l'Arabie saoudite.

Abdel Hamid Hakim, directeur du Centre de recherches sur le Moyen-Orient basé à Jeddah, ville côtière de l'ouest de l'Arabie saoudite, a évoqué lundi soir via Skype sur Channel 2 la décision de Ryad et de ses alliés de rompre avec le petit émirat gazier qu'ils accusent de "soutenir" le terrorisme.

Il a notamment accusé les deux mouvements palestiniens islamistes, le Hamas et le Djihad islamique, proches du Qatar, d'"utiliser la religion à des fins politiques".

Il a encore dénoncé les Frères musulmans, dont est issu le Hamas et d'autres de "diffuser le terrorisme au nom de la religion, de la résistance ou du djihad", des allusions claires aux noms du Hamas et du Djihad islamique.

"Israël utilise la crise dans le Golfe pour normaliser ses relations avec les pays arabes", a aussitôt accusé "Arab 48", un journal arabe israélien basé à Nazareth, la plus grande ville arabe d'Israël. "Des Saoudiens en direct sur les écrans israéliens", écrivait-il encore.

La question de la "normalisation" est particulièrement sensible pour les Palestiniens en particulier, et pour les Arabes en général.

Elle est vigoureusement rejetée en l'absence d'accord de paix avec les Palestiniens.

La coopération entre Israël et l'Arabie saoudite "comme des alliés et des amis n'est plus secrète et apparaît maintenant clairement", a déclaré à l'AFP le politologue arabe israélien Hussein al-Soueiti.

Plusieurs sites d'information à Gaza et proches du Hamas ont titré: "Un Saoudien menace le Hamas et le Djihad islamique sur une chaîne en hébreu" et sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes évoquaient un "traître".

D'autres médias en ligne dénonçaient une "opération saoudienne de normalisation avec l'entité sioniste ennemie".

Pour le militant arabe israélien Raja Zaatra, "l'Arabie saoudite est le dernier pays à pouvoir parler de terrorisme".

"Les organisations terroristes que le régime wahhabite saoudien finance et parraine ne sont pas très différentes de celles financées par le Qatar et soutenues par ses médias", écrivait-il ainsi sur sa page Facebook.

Commentaires

(1)

Il'serait temps que les palestiniens comprennent: 1/ que leur cause a ete instrumentalisee a des fins de politiques intérieures par les monarchies du golfe 2/ Que leur cause ne pese rien au regard des dangers que perçoivent ces monarchies face a l iran 3/ que les palestiniens n ont pas les moyens de discuter d egal a egal avec israel car : a) ils ne représentent pas une force regionale tant militaire qu economique b) leur cause n a aucune legitimite religieuse, historique et sociologique Seuls leurs sont dus a juste titre les droits a l autodétermination dans un cadre qu ils n ont pas les moyens de discuter En consequence de quoi il ne faut pas s etonner qu ils ne puissent pas jouer ps dans la cour des grands dont les enjeux les depassent totalement C est ce qu on appelle de la real politique

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